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Tour Triangle. Mettre en échec politique unique et pharaonisme

Le rejet de la Tour Triangle par le Conseil de Paris, au-delà des arguments pour ou contre*, c’est une bataille démocratique qui vient d’être gagnée. Les majorités de circonstances sont une bonne nouvelle pour la démocratie.

Comment faire avancer l’intérêt des habitants plutôt que celui des élus mégalo ou nostalgiques des 30 Glorieuses qui jouent le Dieu « Croissance » (de quelques portefeuilles), contre l’intérêt de tous ? On se pose la question à Paris et partout où fleurissent les GPI (Grands Projets Inutiles).

* Lire le dossier de Reporter sur les résistances en France et celui de Challenge sur les arguments des pour et des contre

Ca bouge dans la Capitale justement avec un vote conjoint, d’une majorité de projet (écolos, centre et droite et Parti de Gauche) qui ne correspond pas à la majorité politique.

Réponse, comme je le disais hier (lire ici Brossat Duflot désastre des stratégie de participation), en montant des majorités à géométries variables, en jugeant le projet et non le parti qui le présente. En mettant cette « politique unique », qu’elle soit présentée par la droite ou par la «  »gauche » », en instabilité.
En réintroduisant du jeu, de la démocratie. En refusant de se soumettre aux disciplines d’en-haut, en ne se positionnant pas comme client de ces pouvoirs, en ayant le courage de refuser la facilité d’un bon salaire contre une trahison de l’intérêt commun.
En faisant sécession, sédition, en affirmant dans ses choix individuels sa part de responsabilité collective puisque les dirigeants ne sont pas responsables, bref en essayant d’arrêter de profiter n’importe comment.
Un gros sacrifice pour de petits consommateurs, mais songez à ceux qu’ont faits les Résistants pour notre liberté, cela en vaut bien la peine de désobéir à leurs indignes héritiers.

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« Paris est l’une des rares villes horizontales préservées et que ce serait une erreur d’y ajouter des tours… » (Unesco)

Lire ici :
Villages de tentes bois de Vincennes : Mais à quoi sert Ian Brossat ?

En attendant leur Tour Triangle – et tous les profits qu’elle cache – ils peuvent se la carrer dans l’oignon. Chiche que l’on réemploie les millions dans le logement d’urgence avant que nos élus ne sortent des mouchoirs de crocodiles médiatiques parce que des enfants meurent de froid cet hiver dans les villages de tentes des bois de Paris, à moins que Madame Hidalgo et Monsieur Brossat s’asseyent sur eux aussi ?

David Langlois-Mallet

https://mesparisiennes.wordpress.com/

© Mes Parisiennes 2014

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Pamphlet. Honte à vous, élus de Paris ! Droit de table, droit de Cantine pour tous !

Bravo ! Que voilà un acte fondateur vraiment pour Madame Hidalgo et Monsieur Brossat ! Ce dimanche ils ont envoyé une compagnie de CRS contre un adversaire bien redoutable… Les Cantineuses et les Cantineux à Belleville qui n’ont que des gâteaux et des pizza pour se défendre.

Quel est leur crime à ceux-là, ces Cantineux ?

Détourner l’argent public ? Monter les identités les unes contre les autres comme on le voit tous les jours ? Non !

Ouvrir une Cantine !

Une cantine solidaire qui plus est ! Proposer non pas de la charité des bénévoles et de leurs pauvres de soupes populaires, mais le repas à chaud à tous, sans distinction. Riches ou pauvres mêlés, vieux et jeunes, habitants et passants, français ou étrangers, blancs ou noirs, laïcards ou dévots, instruits ou ignorants, chanceux ou sans-dents. Pour 4 euros, café compris !

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Croyez-le habitants du monde entier, ça c’est à Paris !

Ville schizophrène dont les élus ne peuvent sans trémolo dans la voix invoquer « La Commune » ou « La Révolution « (et sans rire !)… Mais ville qui chasse les parisiens et vide leurs lieux pour faire de la place aux milliardaires du parfum ou du foot. Cette municipalité, parmi mille exemples, qui après avoir abandonné des lieux symboliques de la vie parisienne, comme La Samaritaine, soutien (contre les assoc de sauvegarde de Paris) que l’on fasse de ce lieu symbolique un hôtel de luxe. Bref, qui soutien une privatisation de Paris qui ne dit pas son nom.

Sur la Samaritaine dans la vie de Paris, lire René Fallet
Sur la Samaritaine dans la vie de Paris, lire René Fallet

Ville qui pour crime de convivialité…

Ces Cantineux, ces gens -je ne partage pas leur dogmes politiques et de le gauchisme un peu daté de ce collectif-, mais je regarde le réel. Je ne les défends pas pour ce qu’ils sont, mais pour ce qu’ils font : Ils permettent aux autres de se retrouver, de sortir de l’isolement pour partager la table. Ca n’est rien ? C’est devenu immense dans une société du chacun pour soi, des portions une part pour les riches et des pâtes chaque jour pour les pauvres, de la solitude et de l’ennui pour tous face à son assiette ou son smartphone.

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Quand tous les humains sont captifs de leurs écrans, c’est être une ONG urbaine que de les réunir !

Ils font votre boulot Messieurs les élus, le boulot que vous devriez faire si vous intéressiez un peu à la société d’aujourd’hui et aux besoins des gens, plutôt qu’à votre paperasse ! Ce travail de solidarité de base, vous nous dites que le politique n’a pas les moyens de faire (belle excuse, vous avez juste d’autres priorités plus lucrative pour votre image), mais passons. Eux le font. Gratuitement.

Ils sont les inventeurs d’un service public nouveau et vieux comme l’humain à la fois : le partage de la soupe chaude ! Cette initiative par temps de crise, c’est la force de résilience de la solidarité parisienne. Ne pas avoir une politique de soutien aux alternatives citoyennes est déjà un déni de politiques publiques, les détruire systématiquement est un crime politique.

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Budget participatif, mon cul !

Et vous, pendant que vous les expulsez, vous vous vantez. De quoi ? « D’une innovation démocratique » (Anne Hidalgo)… autoriser les parisiens à choisir entre 5 ou 6 projets marchands que vous avez choisis pour eux (des fois qu’ils soient tebês). Mais quoi, vous n’êtes même pas capable de regarder et d’accueillir leurs actions, leurs propositions comment voulez-vous leur faire croire que vous vous intéressez à ce qu’ils pensent ? C’est quoi votre idée de la cité ? Une caserne pour demeurés que votre génie bienveillant administre ?

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Et quel est votre idée de votre fonction ? Votre sens de l’intérêt général ? Votre soucis de l’autre ? De ceux qui n’ont pas vos moyens ? Vous les expulsez. C’est cela le socialisme ? C’est cela le communismes rejetons dégénérés de vos ancêtres politiques !

C’est à cause d’actes comme ceux-ci, de politiques comme vous Ian Brossat, que demain dans ce pays nous n’aurons le choix qu’entre l’extrême-droite et la droite, entre l’exclusion par la nation ou l’exclusion économique. Encore un certain libéralisme des start-up et des petites entreprises nous laisse au moins l’espoir de faire entendre l’innovation citoyenne, sociale ou culturelle.

Alors que votre municipalité qui se prosterne devant toutes les multinationales, tous ceux qui l’invitent à un cocktail, et laisse des enfants dormir dehors quand l’hiver vient dans presque tous ses arrondissements de Paris. Elle, engouffre 1 milliard pour célébrer votre goût de nouveaux riches dans le mauvais vert de sa Canopée, nouveau coup de poignard aux Halles, Ventre de Paris.

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Que vous reste t-il Socialistes de Jaurès à part vos tee-shirt et leur marchandising ? Vous avez renoncé à tout combat, à tout progrès de l’homme, au simple honneur de ceindre une écharpe tricolore. Seul les carrières vous intéressent, en comptant sur le balancier immuable de la Fortune qui ramène de l’impuissance de la Droite à votre propre laisser-aller, qu’on appelle plus «  »de gauche » » qu’avec des doubles guillemets.

https://boutique.parti-socialiste.fr/

Et vous Communistes que vous reste t-il de votre honneur et de l’esprit commun, si quand un de vos petits marquis a deux doigts de pouvoir, ils s’en sert pour faire le joli à New-York et fait expulser de la table, les partageux ? Est-ce parce que ces autres communistes n’appartiennent pas à votre Comité Central qu’on les chasse ? Et vous alors, que ne les avez-vous ouvertes ces cantines ? Où êtes-vous quand le peuple de Paris est précaire et isolé ? Est-ce tout ce qu’il vous reste de vos héros de la Résistance ? Croyez-vous que ces gens auraient vaincu le nazisme s’ils n’avaient pas eu le sens du mot solidarité ?

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Et vous Verts, qui grouillez lâchement dans les lieux de pouvoir au lieu de porter la parole d’une société dont vous êtes pourtant tout fraîchement issus ? Que vous reste t-il de René Dumont, du Larzac et des valeurs libertaires qui vous fondèrent ? Dans votre manque de fraternité entre vous mêmes, vous vous êtes trahis pour trois postes, avant de vous retourner contre tous les militants qui portaient vos valeurs. Vous qui nous annonciez un monde nouveau, vous ne rayez que les parquets. Quel est le bilan des Verts quand la Terre se réchauffe ? Les Vélib de Monsieur Decaux ?

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On ne peut vous remercier que d’une chose, vous rappelez chaque jours aux parisiens qui l’ont oublié de la Mairie est une institution dont le premier acte, sitôt crée à la Révolution fût de faire tirer sur les parisiens eux-mêmes. Qui sitôt restaurée sous Chirac a instauré le couvre-feu qui a tué l’âme nocturne et vagabonde de la nuit. Qui, dès que la «  »Gauche » » ne s’en est emparée est devenu ce coûteux Dysneyland réservé aux bobos et aux touristes, où toutes les initiatives culturelles des habitants ont été mises à l’écart.

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A l’inverse, dans une époque qui nous déshumanise chaque jour, les Cantineuses et les Cantineux nous rappellent au sens le plus profond de l’humanité : le partage du pain. Le partage de la table.

J’invite toutes les parigodes et tous les parigots qui ont encore un souffle d’âme et d’humain en eux à soutenir les Cantineuses et les Cantineux, à soutenir le droit de Cantine, le droit du pain, le droit de table pour tous !

David Langlois-Mallet

NB : Petite note aux amis socialistes qui me trouvent méchant
https://mesparisiennes.wordpress.com/2014/10/08/petite-note-aux-amis-socialistes-qui-me-trouvent-mechant-et-autres-politiques/

NB II : Note sur la photo de couv’ un peu démago : j’assume ! (Ils ont raison d’ailleurs de bien se fringuer. Je sais que c’est l’argument le plus nul et le plus démago de l’article (mais je m’en fout !)
On a le droit d’avoir du fric, d’aimer le luxe et les belles choses (j’aime aussi) mais quand tu te fais élire en chantant avec des trémolo les chants de la Commune de Paris, le minimum, c’est de ne pas expulser les pauvres et ceux qui organisent la solidarité.
Après, le boulot fait, tu peux sortir ou bon te semble (dans les rades popu et aussi dans les soirées des défilés de mode, pas de soucis pour moi)

*(la Ville ne leur ont proposé qu’un gourbi sans fenêtre, vieille technique classique pour les disqualifier)

POUR ALLER PLUS LOIN, du même auteur.

Propositions positives :

Au Ministère de la Culture
http://www.unpeuplecreatif.fr/spip.php?article33

Au 1er Ministre, soutenez d’urgence la créativité
http://www.unpeuplecreatif.fr/spip.php?article2

Audition par le CESC (Parti Socialiste)
https://mesparisiennes.wordpress.com/2013/09/22/paris-culture-et-politique-audition-par-le-cesc-du-ps/

Les indiens de Paname
https://mesparisiennes.wordpress.com/2014/03/10/appel-des-indien-nes-de-paname/

Travaux de recherche officiels

Rapport des politiques de fabriques, Région Ile de France
http://www.unpeuplecreatif.fr/spip.php?article7

Street-art. Rendez-sous passage du Désir (in Stadda, mag des arts de la rue)
http://www.unpeuplecreatif.fr/spip.php?article8

Prises de bec :

Hollande attention ! Delanoë est le nom de la punition culturelle infligée à Paris
http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2012/03/25/hollande-attention-delanoe-est-le-nom-de-la-punition-culturelle-infligee

Christohoe Girard l’expulseur expulsé
https://mesparisiennes.wordpress.com/2014/03/27/girard-lexpulseur-expulse/

Paris est un jardin
https://mesparisiennes.wordpress.com/2012/03/28/paris-est-un-jardin/

Quelle Belleville forgeons-nous ?
https://mesparisiennes.wordpress.com/2014/01/05/quelle-belleville-forgeons-nous-in-lami-du-xxe-mai-2013/

Pour en savoir plus sur la Cantine :

Nouvelle occupation : http://paris-luttes.info/nouvelle-occupation-suite-a-la
La Cantine, fin de vie d’un lieu alternatif
http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/12/expulsion-cantine-pyrenees-fin-dun-lieu-vie-alternatif-254163
Anne Hidalgo prive d’assiette les Sans-dents
https://mesparisiennes.wordpress.com/2014/10/01/paris-la-smart-city-dhidalgo-prive-dassiette-les-sans-dents/

Soutien à l’auteur :
https://www.leetchi.com/c/cagnotte-de-langlois-mallet

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Paris, Belleville. Escargots en cage ou oiseaux en coquille ?

Paradoxe ou logique ?

Tu passes par des quartiers de Paris où l’habitat traditionnel parigot, populaire et convivial, été détruit entièrement par la Droite. Ce sont des tours sans âme, des rues d’une laideur sans pareil, mais où subsiste du coup le peuple, dans son infréquentable diversité et son imprévisible beauté.

À côté, voisinent ces ruelles du Paris communard, leurs placettes aimables et les terrasses des cafés, plutôt gentiment aménagées. Malheureusement pour l’âme vibrante de la ville, les rénovations du Delanoisme ont remplacé les habitants. La Ville de Paris socialiste a ses plans sociaux comme une direction des ressources humaines…

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Dix populos virés deux bourgeois offerts !

La liberté de manières typique des ceux qui n’ont pas grand chose, celle qui fonde les révolutions créatives ou politiques a ainsi été remplacée par l’uniformité de la moyenne bourgeoisie des « créatifs » et autres professions formés à traduire et deviner les désirs de leurs clients, mais à ne rien exprimer d’eux-même ou du réel, qui est un décors plus qu’une relation.

C’est selon que vous préférez les oiseaux en cage ou à l’inverse la choucarde coquille mais sans son escargot ?

David Langlois-Mallet

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France : un réveil colérique…

Entre colère sociale et crise politique… Quelle idée se faire de la situation actuelle en France Depuis quelques années déjà, nous vivons un réveil politique de la société civile, mais devant le mur que lui oppose la classe politique, il est de plus en plus désordonné, incohérent, colérique… Mais pourquoi donc ne sommes nous pas capables de bâtir une alternative politique ?

La toile de fond de la mondialisation, on la connait

Les esprits, déjà sous pression des différents dangers (épuisement de la planète, réchauffement climatique, industrialisation, course au rendement et déshumanisation de la vie, précarisation ou appauvrissement)… Mais toutes les initiatives locales ou citoyennes – qui sont comme les forces de résilience ou de survie de la société civile- se heurtent en France chaque jour à une fin de non recevoir d’un système aristocratique épuisé dans ses privilèges, sourd aux propositions, méprisant vis à vis de la société civile mais qui retrouve sa force quand il s’agit de lui rendre la vie dure.

L’Etat, conspiration ou incompétence ?

D’Etat protecteur, il apparaît pour beaucoup comme incompétent sans cesser d’être autoritaire, pour d’autres comme le complice d’un vaste hord-up sur le bien commun : La croissance de l’humanité n’a jamais produit autant de richesses, mais elles sont confisquées par le 1%. Ce retour vers le temps féodal s’accompagne pour la première fois (depuis la préhistoire ?) d’un sentiment de péril mortel pour l’espèce humaine. On l’annonce tranquillement à 50 ? 100 ans ? Mais aucune décision n’est prise. Pourtant chacun le constate autour de lui que le profit sans fin épuise la vie locale, effrite relations humaines, précarise. Non seulement nous nous appauvrissons dans cette culture du égoïste, mais surtout nous sommes plus solitaires que jamais, vaguement consolés par les seuls écrans… L’individualisme produit pourtant du bonheur, celui d’une très grande créativité dans tous les domaines. Mais quels sont ses relais ? Ses moyens de partage ?

Cette angoisse activée par un sentiment très vif de trahison des élites, prend toutes les formes possibles : multitudes des initiatives locales, mouvements citoyens de propositions républicaines sans débouchés ni relais, révoltes diverses de territoires ou de corporations (en banlieue ou en Bretagne que l’on fini par regarder avec compréhension), identitarismes divers (barbus, le Penisme, ligue juive ou black, etc.)  à chacun selon son « identité » fantasmés mais qui permet de se ternir chaud et prêt au combat contre… le voisin. Toutes colères différentes et semblables qui n’ont pas de déboucher positif et convergent vers la détestation des pouvoirs en place, voir un désir morbide de leur destruction.

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UMP-PS Une politique unique schizophrène

Car le centre de gravité majoritaire s’effrite (celui d’une France qui a un boulot et trouve normal de voter PS ou  UMP pour une politique unique. Présentée comme inéluctable du fait de nos engagements européens, elle oriente toutes les énergies humaines vers :

– une réelle maltraitance au travail (ou au chômage).
– une croissance des industries (que l’on nous dit pourtant écologiquement mortelle)
– et conjugue la peur que chacun a du chômage avec le soucis exclusif des profits financiers (bénéfice que l’on sait pourtant confisqués)

C’est cette politique unique, rocher battu par les vagues diverses d’une montée des colères… sans solutions ni débouché politique.

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La tentation autoritaire

La gauche révolutionnaire absente, perdue dans son histoire et son folklore (son corporatisme dans le cas du PC). C’est le mouvement nationaliste FN qui s’en tire le mieux pour catalyser une alternative dans les urnes (avec les risques que l’on sait ou que l’on oublie).

D’abord parce que le FN a été excommunié par « le Système », ce qui lui sert de brevet de moralité pour beaucoup de Français assaillis d’angoisses multiples, crise économique, mais surtout crise morale et culturelle. Vide des existences et des caddys, quand un rêve de consommation s’évanouit…

Si son approche autoritaire paraît totalement anacronique, sa proposition de replis sur l’Etat et la souveraineté est partagé très largement au-delà de sa famille. Beaucoup en oublient que l’extrême droite, c’est aussi la porte ouvertes données aux haines et aux vengeances, un potentiel de guerre civile contre des communautés, replis sur soi, une société policière etc.

Et nous ? Nous qui croyons encore à améliorer les choses plutôt que les casser

Comment ne pas être en colère de voir un pays comme la France une alternative positive ? Sans y perdre plus de temps que de raison, comment ne pas en vouloir de leur médiocrité à ceux qui nous proposaient un monde nouveau à bâtir et qui en l’ont troqué contre un ascenseur social privé pour les potes ?  L’écologie politique, EELV spécialement, qui sont pourtant sur le versent humaniste, au départ de ce mouvement de fond de réappropriation de la politique par la société civile.
Eux qui ont posé les premiers tant d’analyses nouvelles (René Dumont était moqué il y a 40 ans, tous les experts disent la même chose aujourd’hui) mais qui se sont depuis tellement fondus dans le système pour quelques ministères et avantages peu durables qu’ils ne portent plus rien d’audible, ni proposition, ni contestation crédible et nous laissent donc, nous qui croyons encore à améliorer les choses plutôt que les casser, nos propositions sur les bras, sans alternative devant la question qui nous tue : Sarko ou Le Pen… ?

Alors on condamnera si vous voulez un coup « les jacqueries » ou « les casseurs de banlieue », les violences de tel groupe identitaire ou de ses concurrents, bien sur. Mais à condition de le mettre en regard de la vraie responsabilité, celle d’une oligarchie, qui confisque sans compétence et sans morale publique, le pouvoir politique, bloque les initiative et renonce à toute vraie réforme, non pas celle qui consiste à prendre aux pauvres gens le peu qu’ils ont, mais celle qui voudrait remettre en cause de leur propre fonctionnement.

Et nous ? Nous qui sommes peut-être les plus nombreux, à croire que le monde ne s’améliore pas par un recours au chef, par la course à toujours plus d’argent, mais par la multitude des petites initiatives patientes, respectueuses, locales mais aussi soucieuses des autres.
Comment pouvons-nous ne pas avoir d’alternative ?

Nous aussi en colère !

David Langlois-Mallet

c Mes Parisiennes 2014 https://mesparisiennes.wordpress.com/

Actu. Le pouvoir (et Dieudonné) nous prennent pour des quenelles…

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Avez-vous remarqué ? Alors que l’eau monte… On vous prend pour des quenelles. Tous en bateau ?

Le-PS-à-tous-pouvoirs a abandonné la lutte contre la misère ? Il nous balade en chasse au harpon au clown qui a mal tourné, Dieudonné. Il a abandonné la lutte pour l’égalité des noirs, des descendants de colonisés ? Il nous occupe avec l’interdiction de la prostitution (visible). Il abandonne la Retraite, la Sécu, demain l’hôpital et les droits sociaux de deux siècles d’efforts de ses ancêtres ? Il nous occupe avec des débats sans fin sur les mariages, qui de toutes les façons (homo ou hétéro) finissent en quenouille dans une société individualisée. En déroute d’idées et de valeurs le Gouvernement n’a plus que la Pensée Unique pour se donner une identité. C’est à dire le silence velouté de la pensée dans la langue des agences de com’… Touchez vite, ça porte bonheur !

Et les réprouvés ? Ils filent du mauvais coton
Tous les réprouvés, tous les rejetés, tous les pas dans les clous, pas dans les normes, les colériques, les qui s’aiment pas, les qui s’aiment trop, les souffrants, les énervés, les adorateurs de l’oignon privé d’église, les contrôlé de l’Urssaf ou de la RATP, les qui ont pas vendu leurs idée ou leur dessin, les voileurs de femme, les qui ont raté les cours de sciences-humaines, les théoriciens d’un complot des voisins, les génies admirés de leur seule vieille maman… Victimes sans parole et bourreaux en quête d’avenir mêlés, trouvent dans l’excommunication un précieux réconfort : « Le système nous en veut et Dieudonné crucifié pour nous a cherché à nous racheter. » Car il y a mama extrême-droite et ses copains, qui viendra leur dire : vous n’êtes pas seuls, vous êtes victimes d’un complot… Suivez mon regard, nous ne sommes pas antisémites bien sur, mais…

Et nous là dedans ?
Quand je dis ce nous familier, je veux dire ceux qui donnent un sens au mot respect. Dans la République ou l’amour du prochain, dans la fête ou la vie de famille, dans l’écologie ou l’amitié, dans les luttes ou dans l’expression artistique. Ceux qui se disent aussi parfois antillais sans se prendre pour une victime de la Torah, arabes sans se croire obligé de se déguiser, vieille France comme moi sans aller pleurnicher son « identité ». Tous juifs, musulmans, chrétiens ou agnostiques et athés qui avons souvent plus de potes partout ailleurs que dans notre supposée « communauté », famille que l’on aime bien par ailleurs… mais bon.

Et bien on regarde le match derrière les écrans, la tête noyée dans des débats idiots, coupant des cheveux en quatre pour découvrir notre limite avec nos amis… Sommés de prendre parti pour des dingues ou des escrocs, des fous dangereux ou des maffieux. Bref pour des intérêts fabriqués à partir de vrais gens. Dans le même temps, loin des yeux je me préoccupe que l’on mette sur la paille discrètement le seul médias qui puisse révéler les scandales, Médiapart (je n’y ait pas d’action, je précise).

Alors qu’on a bien envie de dire que l’on a autre chose de mieux à faire et que sans vous commander… l’eau monte ! Et que si vous avez dans les premières et l’équipage des canots de sauvetage, nous, dans la cale ou les cabines de seconde, voyez-vous, on n’est même pas vraiment certain d’avoir des gilets.
© David Langlois-Mallet
https://mesparisiennes.wordpress.com/

La section culture du PS interpelle Bertrand Delanoë

Texte intégral cliquez sur ce lien

IMG_2189_1La vie quotidienne des Parisiens est fortement perturbée par la flambée immobilière, le phénomène de “ gentrification” -l’embourgeoisement de la ville. Il transforme ses quartiers soit en “ musée-galerie-marchande” (pour le centre), soit en quartiers cossus (pour les faubourgs et même pour les arrondissements populaires).

Cette situation frappe une ville qui ne s’était pas encore relevée de la guerre sociale que la droite a livré constamment aux “ parigots” . C’est aujourd’hui le terreau populaire de la culture qui est atteint. Dans une société qui se tourne toujours plus vers les écrans et tend vers la déshumanisation, les cultures vivantes jouent un rôle de premier plan pour vivre ensemble.

Lire le chapitres suivant en cliquant sur le lien :

“ Un art de vivre parisien répond à cette époque de mutation”

“ A l’aune des cultures de proximité, le XVIe est un quartier pauvre”

Salles de quartier, bars cultures, squats d’artistes doivent être soutenus