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France. Pourquoi la question des Kebabs, levée par le FN, est super intéressante !

Robert Menard du FN part en guerre contre eux. On connait la musique, il s’agit de viser tous les signes distinctifs d’une culture de l’autre rive de la Méditerranée et de lui opposer une culture uniforme, support d’une identité unique française, et d’un vote nationaliste.

De quoi les kebab qui pullulent en effet dans nos villes sont-ils le reflet ? D’une alternative aux fast-food, ainsi que d’une initiative économique de jeunes français, souvent riches d’une double culture. C’est un peu comme les crêperies en Bretagne.

Que manque t-il ? Qu’est-ce qui est mort ou mal en point ? Qu’est-ce qui fait mal à la France ?

La disparition d’une restauration populaire bon marché. Des resto ouvriers pour faire vite. Nous sommes en période de précarité, en tout cas pour une large part de la population le budget de midi ne peut excéder 5€. Et je ne parle pas du budget quotidien, mais de l’alternative à la gamelle, au sandwich maison.

Ce sont les chinois, les arabes, bref une culture de l’immigration de France, qui offre des solutions au peuple en ville. On peut regretter qu’il n’y ait pas plus de diversité, des autres cultures de France sur ce secteur. J’aimerais voir fleurir autre chose aussi que le menu unique viande des Kebabs. J’aimerais bien des potées assez naturelles et peu chères à cuisiner (comme celle qui mijote dans ma marmite aujourd’hui) disponibles au même prix au coin de la rue et même soyons fous, un peu de bio.

Mais ce que je vois surtout, c’est que le modèle unique franco-français s’est embourgeoisé avec les 30 Glorieuses. Qu’il a été, de l’alimentation ou la gastronomie, comme de l’ensemble de la culture incapable de résister au modèle global unique à l’américaine, celui du fast-food.

L’immigration, nous ramène des solutions. Celles de la diversité culturelle. Bien sur, une grande partie du peuple français est de culture « arabe » et prend donc les modèles de résistance culinaire qui lui sont familiers. Mais franchement, monter son petit kebab ou son bar chicha, n’est-ce pas plus intéressant qu’être équipier-volaille chez Mc Do ?

L’autre partie du peuple, à qui l’on a de force fait oublier sa diversité à l’école -interdit d’être bilingue occitan, breton, basque… et de cracher par terre- est désormais invitée à se replier sur le socle commun à tous, celui de la culture française (disons celle normée à Paris), à l’ethniciser et à la retourner au travers du vote FN, contre ceux qui ont la chance d’être Français +. Français et de culture maghrébine, africaine, chinoise ou autre. Et pourtant d’aussi bon Français que ceux qui ont été amputés de leur autre culture, plus familiale.

Nous venons tous d’un héritage multiple. Que l’on songe à la diversité des costumes, coutumes, danses, modes de vie au XIXe siècles que l’on a figé et tué en folklore à Paris. Mais tout autant à la fantastique diversité de la création culturelle d’aujourd’hui qui n’a pas de territoire pour medium et qui explose dans tous les domaines du hip-hop à la techno, générant ses tribus et ses identités collectives nouvelles.

Nous sommes tous redevable aussi à la merveilleuse culture française telle qu’elle a été fixée par Louis XIV et répandue par la IIIe République. Mais l’on ne sortira de cette crise identitaire par la culture officielle, par le haut, le centre, le modèle unique. Plutôt par la diversité locale, la qualité et le mieux vivre. Plutôt que de laisser le FN monter les esprits contre ceux qui tentent maladroitement, de se frayer un chemin entre culture us-globale et tradition. Il serait vraiment temps que l’on soutienne l’ouverture des restos populaires, abordables, chaleureux, de tous styles dans nos rues.

Je signale au passage que ce type d’initiatives lorsqu’elle existent à Paris par exemple dans mon quartier ont été détruites par la mairie socialiste —Je pense à la Cantine Solidaire de la rue des Pyrénées (qui servait le repas pour tous à 4€), à la Rotisserie associative de rue Ste Marthe, qui toutes deux tentent de renaitre. Elles le seraient probablement par la droite de même. Exemple parmi d’autres qui montre comment les pouvoirs centraux font monter le FN au quotidien et pourquoi les alternatives au FN sont culturelles et locales.

David Langlois-Mallet

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Pour aller plus loin sur le problème à Paris

Le papier « Honte aux élus, droit de cantine, droit de table ! » cartonne avec plus de 233 visites heure. La polémique pourtant reste un petit aspect de mon travail sur le Grand-Paris, qui comporte surtout beaucoup d’enquêtes, de travaux, de propositions positives collectives, mais donc, puisque les élus -socialistes en particulier- bloquent et continuent de détruire les alternatives citoyennes, quelques prises de bec bien méritées. Un petit tour ?

Propositions positives :

A la Ville de Paris (avec la section culture du PS)
http://rue89.nouvelobs.com/2008/01/22/la-section-culture-du-ps-interpelle-bertrand-delanoe

Au Ministère de la Culture
http://www.unpeuplecreatif.fr/spip.php?article33

Au 1er Ministre, soutenez d’urgence la créativité
http://www.unpeuplecreatif.fr/spip.php?article2

Audition par le CESC (Parti Socialiste)
https://mesparisiennes.wordpress.com/2013/09/22/paris-culture-et-politique-audition-par-le-cesc-du-ps/

Les indiens de Paname
https://mesparisiennes.wordpress.com/2014/03/10/appel-des-indien-nes-de-paname/

Travaux de recherche officiels ou analyse de territoire

Rapport des politiques de fabriques, Région Ile de France
http://www.unpeuplecreatif.fr/spip.php?article7

Street-art. Rendez-sous passage du Désir (in Stadda, mag des arts de la rue)
http://www.unpeuplecreatif.fr/spip.php?article8

Paris est un jardin
https://mesparisiennes.wordpress.com/2012/03/28/paris-est-un-jardin/

Quelle Belleville forgeons-nous ?
https://mesparisiennes.wordpress.com/2014/01/05/quelle-belleville-forgeons-nous-in-lami-du-xxe-mai-2013/

Prises de bec :

Hollande attention ! Delanoë est le nom de la punition culturelle infligée à Paris
http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2012/03/25/hollande-attention-delanoe-est-le-nom-de-la-punition-culturelle-infligee

Christohoe Girard l’expulseur expulsé
https://mesparisiennes.wordpress.com/2014/03/27/girard-lexpulseur-expulse/

La culture populaire face au mur rose
https://mesparisiennes.wordpress.com/2014/03/20/paris-xxe-la-culture-populaire-face-au-mur-rose/

Girard : l’expulseur expulsé

Le départ de l’adjoint à la culture est un soulagement, la fin d’une maltraitance pour les artistes des quartiers de Paris. La gauche aura peu de temps pour recoudre le tissu d’un imaginaire collectif déchiré. Retour sur un gâchis. (7/12/2012)

Humainement, Christophe Girard ne mérite pas toute l’irritation que ses airs de grands bourgeois, esthète et individualiste, tombé dans la politique suscitent. Bulle de charme et de bonnes manières, ce personnage dont Molière se serait sûrement inspiré pour parfaire son Don Juan (à moins que ce ne soit l’inverse), sera passé dans son époque sans la comprendre, comme un trader égaré en coupé sport dans une manif. Croyant sincèrement que la politique n’était qu’une carrière faite de rapports d’affinités, de charme et de désamour pour sa personne, il sera resté 11 ans en poste à côté de tous les possibles. Obnubilé par des soucis d’images désuets, il en aura raté tout le sens et manqué la saveur. Vanité d’un profit sans mesure et d’une souffrance intime sans raison, attachant et décevant : une allégorie de notre temps.

Politiquement en revanche, son nom restera celui d’un des coups de couteau portés à l’âme de la ville. Son emprise sur la culture se confondant avec celle de l’argent restera le grand échec des années Delanoë. Si les squats d’artistes, les bars-culturels, les petits cabarets et théâtre sont les témoignages d’une volonté irréductible des « villageois » de Paris de vivre ensemble —les dernières barricades de la Commune de Paris en quelque sorte— il en aura été l’Adolphe Thiers ou plutôt le Dupanloup.

En 2001, avec l’arrivée de la gauche au pouvoir à Paris, il avait tout en main pour réaliser une transformation fraternelle de la ville et relancer un Paris festif et créatif décimé par Pompidou, Chirac et les Trente Glorieuses. Il n’aura été que le ministre maladroit des intérêts du luxe dans la capitale. Errant entre une stratégie évènementielle (Nuits Blanches…) pâle copie, 30 ans après, des années Lang, une conception datée des grands équipements (104) pour finir au plus bas de ce qu’un élu peut imaginer en termes de culture : l’expulsion systématique des équipes de proximités et leur remplacement par un réseaux de clientèle. Retirant d’une main les possibilités d’expression des habitants et les confiant de l’autre à ses obligés. Par exemple à La Forge de Belleville (suivre le lien) jouant le marché de l’art contre les gamins des écoles de Belleville : pathétique.

Faute de l’avoir convaincu d’être un héros, je l’ai conjuré de ne pas être un salaud. Faute de comprendre, d’accepter au moins que la culture à Paris ne se limite pas au patrimoine et au luxe, mais repose sur un troisième pied, l’expression spontanée et créative des habitant-es : le Paris populaire. Il y a quelques mois, alors qu’il se voyait ministre de la Culture, je lui ai redis ma conviction que s’il ne donnait pas vite un coup de braquet en faveur des lieux de quartiers qui sont l’âme de la ville, il ne garderait pas même son poste d’adjoint. Et que la gauche perdrait Paris bientôt si elle ne prenait pas au sérieux les besoins de ses quartiers. Qu’il fallait d’urgence renoncer à toute cette destruction en cours des équipes des théâtres et des salles de spectacle, des squats et des lieux conventionnés et en particulier sauver le Lavoir Moderne Parisien parce qu’il est le coeur du dernier quartier populaire de la ville. Que s’il s’obstinait, la chute du Lavoir serait sa chute.

« Tu as de l’or dans les mains m’avait-il dit en retour avec une certaine tendresse signe que l’homme privé l’emportait toujours sur le politique qui se voulait rusé, dommage que tu gâches ton talent en t’opposant à moi. » Ce qui dans sa bouche sonnait comme en « en refusant de m’aimer. » Je lui ai redis ma conviction que cet « or » de Paris avait la particularité de n’être pas à posséder, mais à vivre. Et que notre richesse n’était pas de faire de l’argent avec mais de le servir en soutenant les artistes et les lieux qui le font émerger près des habitants dans des conditions si difficiles. Qu’il n’y avait pas à aimer ou pas un homme politique, mais qu’il y avait un projet à inventer, entre politiques et gens de culture, au service de ces provinciaux et étrangers mêlés qu’on appelle parisiens.

Aujourd’hui, l’élu expulseur est expulsé. C’est après la chute de Sarkozy un nouveau boulet de ces dernières années qui s’en va. Le sentiment n’est pourtant pas à la satisfaction mais à la tristesse. J’ai vu juste, je n’ai pas dévié malgré notre mise en danger matérielle, mais je n’ai pas su être entendu malgré mon obstination, bref je n’ai pas pu changer le cours des choses. A Paris comme en France avec l’élection de Hollande, la gauche a peu de temps pour tourner la page de la gauche caviar et recoudre un tissu social d’un pays que le rêve de l’argent, plus encore que la pauvreté à déchiré.

Quand les rêves sont déchirés, c’est aux artistes de recoudre. Paris est une terre morte et c’est de l’autre côté du périph, dans le Grand Paris, que s’imaginent et se conçoivent les représentations nouvelles de notre identité collective qui seules nous permettront de vivre ensemble (je vous invite à ce propos à trainer vos guêtres du côté de la Fabrique à Rêves du 6B à St Denis http://www.far6b.org où je démarre une résidence d’idées et de débats, il y a beaucoup de très belles rencontres à faire).Je pense à la souffrance généreuses des copains de galère artistes, Yabon Paname et Kty Catherine Poulain expulsés* Hervé Breuil du Lavoir et à tous les artistes objets des maltraitances de l’Hôtel de Ville : Les anciens du Théâtre de Fortune et des tous de lieux expulsés, ceux en lutte à la Forge quand la mairie repeint leurs sols en rose (…) ceux de L’avant Rue, Le Musée de la Poésie, le Paris-Villette, Le Grand Ecran… Et en face d’eux, faute d’avoir été mis à leur côtés, aux petits marquis égocentrés de son cabinet de l’Hôtel de Ville, Che Guevarra des brunchs et des carrés VIP qui n’ont même pas servi l’intérêt général, alors que l’intérêt général les gâtait.

L’argent et le pouvoir auraient dû servir à inventer un nouvel idéal, ils n’auront servi qu’à abîmer Paris. Christophe Girard reste pour moi le nom triste, d’un immense gâchis.

David Langlois-Mallet

Paris XXe. LA CULTURE POPULAIRE FACE AU MUR ROSE

David Langlois-Mallet, journaliste spécialisé, nous livre son témoignage sur le 20e des années Delanoë-Calendra (Article pour La Gazette du 20e).

Quand j’ai commencé mes reportages pour le journal Politis et Radio Nova, « Bellevillemontant » était un Eldorado culturel. Les soirs, je n’avais qu’à me laisser glisser dans les hasards des rues et suivre un air de musique qui s’échappait d’un café, ou rejoindre une ambiance vivante autour d’un petit lieu du quartier. Les 3 Arts, ses petits concerts et ses parties de go, les 3 Chapeaux et son comptoir chantant, la Miroit’ ouverte à la rue, les folies du Carrosse, Le Théâtre de Fortune et ses spectacles à deux ronds, La Forge alors vivante, La Maison des Métallos en ébullition, Le chaleureux Pataquès, le Goumen Bis et ses baluches, La Flèche d’Or si vivante et popu…

Enfant de l’Ile-de-la-Cité, naguère populaire, avalée par les marchands depuis les années 1980, j’avais redécouvert dans le 20e le goût de Paris. Pas celui de la « capitale », des monuments et des défilés de mode, mais celui que je croyais éteint de la vie populaire, des liens chaleureux de quartier, des concerts pour un demi de bière et des fêtes en squat sans un sou en poche. C’était en fait le Paris vivant, éternel j’espère, celui du peuple et des artistes mêlés. Celui qu’ils vendent aux touristes, mais qu’ils ont détruit à Montparnasse, étripé aux Halles, acheté mètre après mètre à Montmartre… Il fleurissait là sur nos deux mamelons de Belleville et de Ménilmontant. Nez au vent et carnet de note en poche, je me croyais l’oiseau d’un printemps, chantre d’une renaissance où toute une génération en mutation portait ses œuvres. Mais de carnet de naissance, mes pages devenaient nécrologie… Que s’est-il passé dans les années Delanoë-Calendra ?

On votait sécuritaire plutôt que convivial. Le 11-Septembre avait été le prétexte à une montée folle de peur médiatique. Sarkozy jouait du menton à l’Intérieur et les lois se durcissaient partout. Mais plus surprenant, plus incompréhensible, la gauche pour qui j’avais voté, Bertrand Delanoë pour qui nous étions allés agiter des clefs sous les fenêtres de l’Hôtel de Ville, menaient ce mouvement de destruction des lieux de culture vivante à mesure que ses liens devenaient plus étroits avec les grands groupes. La culture à Paris, ce n’était plus la chanson qui sort d’un café ? Plus la fête spontanée entre voisins ? C’était le tourisme de masse et les expos « culture » de la ville consacrées aux parfumeurs ou à la consommation de la nostalgie. Et c’était la gauche qui faisait ça… ?

Le choc de cette trahison, ce mitterrandisme municipal, je l’ai pris en plein cœur. J’ai depuis interviewé des centaines d’artistes, de patrons de lieux, essayé de comprendre le mécanisme de cette violence faite à la ville. Comment Paris, et singulièrement notre 20e, fonctionne de tout temps comme une fabrique de culture. Une culture commune, fondée sur le lien entre gens qui n’ont pas la même culture justement, une fabrique d’intégration et de respect. Pour moi, dont une partie de la famille avait viré Front national, c’était une découverte très forte : la culture populaire était non seulement LES réponses aussi multiples que les gens, que leurs œuvres à la solitude, au vide créé par la société de consommation, à la peur sécuritaire, mais encore notre alternative à la montée des identitarismes. Notre fabrique positive pour cette période où chacun se replie sur sa tribu et son hiver. Le rôle du politique pouvait-il être de la démolir ou d’aseptiser les initiatives de la société ?

Quel sens cela a-t-il d’avoir des murs si propres dans des lieux si vides comme le Carré Beaudoin ? Ils privent dans le même temps une jeunesse du droit de réinvente ses formes d’expression, expulsent en décembre Le Block (19e), ruche artistique où tous les murs étaient peints, comme si l’avant-garde s’inspirait aujourd’hui des civilisations traditionnelles. Et alors ? On s’apprête à expulser La Cantine des Pyrénées, qui sert le repas convivial à tout le quartier pour 4€, permet le lien social et fait le boulot que ne savent faire ni le privé, ni le public. Et alors ?

J’ai un peu tout essayé depuis pour informer, alerter, proposer aux politiques* autre chose que la destruction de notre écosystème. Malgré des tonnes d’écrits, des dizaines de débats, des propositions souvent cosignées par le Parti socialiste lui-même, je n’ai jamais pu faire bouger le mur rose du mépris de l’Hôtel de Ville. Je ne souhaite qu’une chose, que ces élections nous délivrent de cet étouffement.

David LANGLOIS-MALLET
*Blog : mesparisiennes.wordpress.com

Paris. Tellement envie de « respirer un autre air »

Bon, bonne niouze, il semble que je me suis dégoté un boulot pour après les élections (;-)  Si vous saviez comme j’ai hâte de finir cette séquence de vie de militantisme d’alerte sur Paris et la Culture… ça m’aura coûté mes boulots, mes apparts et par ricochets de belles amoures. Et collé une tonne de problèmes sur le dos. J’en ai raz la casquette. J’y aurais même perdu le goût de prendre le temps de sortir dans les spectacles et autres événements que je défends… C’est dire !

J’aurais réussi, ou non à faire bouger ce putain de truc de politique culturelle municipale à la … (mais pourquoi diable et comment me suis-je mis ça dans la tête il y a quelques années ?) Si j’avais su qu’il s’agissait, pour une question aussi évidente d’intérêt général, de tenir un siège, je me serais au moins organisé pour tenir dans des conditions acceptables (sacs de riz et réserve d’eau potable).

Franchement, je vous déconseille pour votre santé de prendre une profession où l’on vous confie les problèmes collectif si vous avez comme moi tendance à prendre les choses à coeur. On est pris entre des citoyens qui ont leur vie privée comme les autruches ont leur sable et qui se font plumer un à un et des politiques qui pour garder leur confort disent « Osons » pour « ne rien faire ».

Ce besoin de respirer ricoche de mes bronches parisiennes à ces affaires de pollution.

C’est frappant, le nuage rose de l’impuissance qui t’empêche de respirer : « on a pas eu le temps de s’organiser… » (pour acheter des bus propres) explique sans rigoler le président de la région depuis 12 ans ou plus… Pour les conflits, les calculs, la stratégie bidon pour rester en place, monter à celle du copain… ils le trouvent.

Ils n’ont pas le temps… surtout peur de vexer les autruches qui ne veulent pas lâcher leur style de vie quand vous et vos proches perdez 6 mois de vie. Imaginez tout de même que c’est pareil pour le nucléaire. Des gens nous le disent, c’est obsolète, attention, ça peut craquer ici ou là. En cas de pic dans ce domaine, c’est pas 6 mois de pris, c’est six mois de reste à vivre…

Je ne saurais trop conseiller aux copains Verts de sortir du 4×4 diesel du pouvoir maintenant. Tant qu’il en est tant. Le double jeu à des limites et si ça pète vraiment les gens sortirons avec des haches fous contre des gens qui ont promis, occupé le pouvoir tout en disant ne rien pouvoir…

Mais bon, vous voyez les choses comme vous voulez.

Moi, je vais d’ici début avril la rendre un bilan un peu propre de cette aventure de médiation de territoire et aussi me faire un peu plaisir… (;-) Désir de vivre autre chose…

David Langlois-Mallet
c Mesparisiennes.wordpress.com

Paris. Petite mémoire d’une résistance joyeuse à la culture Delanoë


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Petite balade guidée dans trois lieux de culture populaire sous Delanoë 1er. A l’usage de ceux qui doutent que la lutte pour l’espace et pour le contrôle des liens est continue à Paris (des soldats versaillais à l’assaut de la Commune à la bourgeoisie rose à l’assaut des faubourgs) ces quelques articles parus dans l’excellent Politis au début de ce siècle. Mémoire de la résistance joyeuse à la créativité parisienne à la culture duty free de la Mairie de Paris.

Paris : La Goutte d’Or qui fait déborder le vase

Grandes manoeuvres contre un quartier populaire. Au pied de Montmartre, la Goutte d’Or est le quartier où l’Africain pose ses valises en arrivant à Paris, faisant de l’ancienne terre à vigne, le lieu le plus coloré de Paname. Avec la session des magasins Tati à Virgin’s Megastore, c’est toute la physionomie d’un quartier jusque là, laissé à l’abandon par sa mairie qui change. Sus à la spéculation, y’a du fric à faire, mon bourgeois !

Parfois, le grand nettoyage prends des formes surprenantes, ainsi le Lavoir Moderne Parisien, la salle de concert du quartier, se trouve pris dans le collimateur. La Préfecture de Police, prétextant de la sempiternelle… « Sécurité » a réduit sa jauge de 200 à 100 personnes, condamnant ce petit lieu pourtant essentiel à l’émergence d’une jeune scène, avec ses 500 représentations annuelles pour 35000 entrées. Hervé Breuil, gérant aussi de l’Olympic, le bar caf-conc’ voisin est pareillement menacé paraphrase Victor Hugo « Ouvrons des lieux de culture et nous fermerons les ghettos ! ».

La pétition qui circule repose en clair le problème des cultures dans la ville, de cet urbanisme spéculatif, accompagné d’un nettoyage à la matraque : « Nous nous efforçons, avec le soutien des artistes, d’humaniser une urbanisation qui génère des zones sensibles (…). Dans ce secteur de 22000 habitants, l’investissement dans l’équipement public est déficient depuis des décennies. Une véritable ségrégation est en marche; la Police Urbaine de Proximité tant promise est remplacée par les compagnies de CRS ». Les rassemblements se succèdent amalgamants les mécontentements de plus en plus perceptibles des milieux de la culture populaire, notamment les nombreux lieux menacés par la Préfecture dans l’indifférence quasi totale de la nouvelle mairie.

Décidément, à la Goutte, la colère pourrait, avant l’or, couler à flot. Reprenant l’acte qui n’a pas fini d’être joué entre les caf’conc et leurs amis et des pouvoir publics, hostiles ou méfiants, mais toujours aussi ignorants des cultures populaires de la ville. La Goutte d’Or qui fait déborder le vase ?

David Langlois-Mallet, in Politis 2004

Lavoir Moderne Parisien Olympic Café

20, rue Léon 75018 Paris

PS : Un des très rare lieu encore vivant (en lutte actuellement) : www.rueleon.net

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Squat

C’est l’amour à la plage !

Puisqu’on y est, autant que ce soit l’été. Nous voilà déjà en vacances avec un nouveau petit lieu au bord de l’Ourcq. Il est fait pour aimer, pour rêvasser, expérimenter, créer, jardiner, faire des crêpes. Un lieu d’enfance et d’en face pour réunir les habitants et les passants du XIXe et soutenir les indiens Mapuche. Les mercredis et dimanches l’espace ouvre son atelier on y peint, coût papote et bricole. Il y a bien sur des fêtes et une pétition à signer pour soutenir la demande d’eau et d’électricité que font les animateurs et habitants. « La Maison de la Plage », c’est son nom retiens le, participera au Festival Résistances et Alternatives de Paris qui se concocte pour apparaître du 13 avril au 5 mai. A cette ocasion, il faut noter la journée du 21 avril. A 15 h animation musicale, 16 h débat « comment se réapproprier son environnement immédiat ? », 19 h « La Poule Égorgée », création théâtrale de Luís Pasina. On annonce aussi une expo sur le thème de la friche urbaine et de son histoire récente à Paname. Quand l’histoire se fait temporaire : vive l’été !

David Langlois-Mallet
Politis

La Maison de la Plage, in Politis 2004

4-6, rue de Colmar Paris XIXe

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Théâtre

De profondis

Quelle protection pour le théâtre vivant ? Rien que la loi de la jungle, qu’elle soit libérale ou institutionnelle. Si tu ne joues pas la milliardième version de l’Avare (ou autre oeuvre au programme des collèges) et si tu as survécu au marché sans aide, on t’aura par la loi. Le petit Théâtre 347 était un lieu d’expérimentation remarquablement intéressant. Nous avons le regret de vous annoncer son décès le 2 juin dans l’indifférence la plus totale de la mairie-de-Paris-de-gauche. Pire celle-ci est directement cause du décès, ayant installée une autre association, aux projets d’ailleurs très honorables, dans les locaux. Comme si la capitale et singulièrement Pigalle, avait trop de lieux de culture pour qu’on s’intéresse à leur sort !

Comme si la direction de la Culture, qui subventionne tous les évènements déjà médiatisés et tous les peintres à l’huile de retour des bords de mer, n’avait pas les moyens. Comme si la Mairie qui prétend ne pas connaître son parc immobilier vide dont elle dispose, ne pouvait penser au relogement de cette équipe de Wax qui, sans aide, a fait émerger en un an près de 200 créations, dont les artistes sombrent avec elle ! Au secours on flotte dans l’indifférence, on coule dans le mépris à Paris !

Ex Théâtre 347

David Langlois-Mallet, in Politis 2004

De Paris au Grand Paris : Vivre encore ensemble ?

« Paris, c’est une idée ! » Léo Ferré

Grand Paris, enquête d’Utilité Publique

Peut-on encore vivre ensemble ?

Une démarche

J’ai commencé, sans m’en apercevoir, il y a une dizaine d’année une enquête sur ma ville, Paris. Tout est parti d’un hasard de comptoir. En prenant mon café, j’ai feuilleté le cahier de doléances écrit par un petit groupe d’amoureux de ce bar à chanson du Canal Saint-Martin, l’Atmosphère. Ce bar si vivant alors, dans un quartier encore peu prisé à l’époque, s’était lancé dans une programmation de concert étonnante, vite suivis par une foule de passionnés. La Loi contre le bruit lui était sèchement tombée dessus au grand dam de ses habitués. Fermeture, protestation… Ainsi va Paris, ville où l’engagement n’est jamais loin d’un café et d’une chanson.


Tu Crois que tu vas changer le monde ? Chiche !

J’étais à l’époque un jeune militant, porte-parole d’une association politique atypique, Chiche ! mouvement des jeunes écolos-alternatifs. En parallèle de cette histoire collective passionnelle, la pige devenait mon gagne pain et servait à financer ma petite économie d’intello-précaire, c’est à dire de personne qui entend vivre en fonction du sens qu’il donne à sa propre vie, plutôt que selon la logique économique et soi-disant rationnelle de l’intérêt personnel. Le reportage nourrissait ma curiosité sur le monde et à mesure que l’aventure d’un mouvement de jeune se terminait, l’engagement dans l’écriture du journaliste relayait celle du militant.

La chronique d’une floraison

Jusque-là mes centres d’intérêt politiques étaient plus généraux que « local ». Mes passions tournaient autour des pratiques de démocratisation politiques, et de la question du revenu d’existence comme alternative. Mais après ce premier papier accidentel qui fit la une Nova. J’allais dans les années suivantes en sortir des centaines d’autres dans Politis où Françoise Galland m’avait confié la page Action Culture, consacrée à la culture « alternative », de « proximité », « émergente » etc… En appuis sur Nova, j’avais créé une petite agence des mouvements sociaux et politiques parisiens, Le Maquis de Paname. J’en fis vite une rubrique spécialisée dans les mouvements très dynamiques au tournant de l’an 2000 : squats, cafés-concert etc…

Très riches heures

Le Paris d’en-bas, connaissait alors un vent très créatif. Pour un parisien de la Cité comme moi, familier des beaux quartiers et de la culture patrimoniale, il décoiffait les mèches que nos balades à vélo avaient déjà balayées. De tous côté les cafés ouvraient des programmations chanson, les squats fleurissaient dans chaque jachère, de nombreuses fêtes, expositions, débats militants s’organisaient. On organisait ici un critérium parodique, là une vente au enchère de squat, on revenait avec des photos du Chiapas ou de Gênes ou de Millau, ailleurs un repas de soutien aux Mc Do en grève. Un peu partout un festival alternatif. Pour le prix d’un demi, on était très vite plus acteur, d’une soirée dans un squat ou d’un débat sur la place de la culture, que spectateur. Dans tous ces mouvements, je voyais une renaissance. J’en étais le chroniqueur. Ma chronique des très riches heures, devint vite une nécrologie. Le point de départ avait été l’émerveillement, je tombais vite dans la sidération que l’action des pouvoirs publics puisse, non seulement ne pas voir, mais encore démolir la richesse culturelle des quartiers de Paris.


Le tournant des années 2000

En effet, quelque chose s’est passé, au début des années 2000 qui a remis radicalement en question cette floraison. Etait-ce le 11 Septembre et le virage sécuritaire pris partout dans le monde ? La mondialisation et l’explosion de la spéculation immobilière, le tourisme de masse, l’Euro ? Le changement politique simultané qui vit Paris et l’Etat intervertir les couleurs politiques du ministre de l’Intérieur d’un côté, du maire de l’autre ? Un peu tout cela sans doute… J’ai assisté à la brusque mise sur la défensive de tout un mouvement culturel. Qui tendait à la reconnaissance et fut rapidement écarté.

Paris, une mémoire conflictuelle active

A mesure que les bars musicaux fermaient,que les squats étaient expulsés et que les petits mouvements militants étaient inquiétés, mon enquête m’amenait à renouer avec la mémoire populaire et politique de la ville. A mesure qu’elle rejoignait l’histoire de mon propre quartier de naissance, l’Île de la Cité, de sa quasi destruction, puis de sa dévolution au tourisme et à la spéculation, je prenais conscience d’une histoire particulièrement violente qui oppose un Paris des pouvoirs au Paris quartier. Un conflit fait de révoltes et de guerres civiles (d’Etienne Marcel à La Commune), de plans d’urbanismes (d’Haussmann, Pompidou), d’éloignement des marginaux (de St Louis à La Reynie). Un conflit avec ses victimes civiles et son refus de ceux dont les noms sont « difficiles à prononcer » (dos au mur des Fédérés, dans les rafles de Vichy, les ratonnades de Papon, dans les hospices pour vieux de banlieue) et ses quartiers détruits ou amputés (La Cité, les Halles, Montparnasse, Belleville… ). Un conflit, certains diraient une lutte des classes, encore actif à l’œuvre dans la boboïsation et la marchandisation de la ville, sa mise au norme du tourisme de masse, ou dans la mise à l’index des banlieues, dans la passivité ou l’indifférence des politiques publiques en particulier des politiques culturelles.

Inventer de nouvelles politiques

De journaliste narrateur d’une floraison, j’étais devenu chroniqueur de la nécrologie des expulsions et des conflits. L’exercice des petits pavés lancés aux élus, comme celui des bons points envers les artistes avait ses limites. Le journalisme, qui est un merveilleux outil de découverte du monde, est un peu court sur un point, il entre peu dans le champ de la solution. La page de politique culturelle que je tenais dans le même temps à Communes de France, le journal des élus socialistes, m’invitait à poser un autre regard. Pouvait-on inventer de nouvelles politiques culturelles qui s’inspireraient des défrichages et des inventions de la marge ?

Squats d’artistes et politiques culturelles

Ma quête a donc pris la direction du conseil. D’abord à l’occasion de l’élection municipale, en proposant à Bertrand Delanoë, une plate-forme de politique culturelle alternative pour Paris. Une proposition co-signée avec François Adibi, président de la Commission culture du PS. Puis en réalisant pour Corinne Rufet, élue verte de la Région Île-de-France une vaste enquête sur les politiques d’ateliers d’artistes, le rapport proposant de basculer des politiques individuelles d’atelier, aux soutient aux démarches collectives des plasticiens (de l’atelier logement à l’atelier bureau). Un rapport très bien reçu dans le milieu des plasticiens et à l’origine depuis de la future politique des Fabriques de la Région Ile-de-France (j’assume entièrement la paternité de l’enquête, je n’ai aucune part aux arbitrages politiques qui en sont sortis NDR) . J’ai aussi trouvé à partager une aventure intéressante, en intégrant le conseil d’administration du Cent, établissement culturel solidaire fondé par Frédéric de Beauvoir. Un assez étonnant inventeur de politiques culturelle, qui a su franchir les obstacles pour inventer un type d’équipement nouveau, au carrefour des squats d’artistes et de l’action municipale.


Accompagner la démocratie culturelle

Ma démarche suppose beaucoup plus qu’une simple mission confiée par un politique, le partage d’une vision non dirigiste de la démocratie culturelle. J’ai malgré toutes les tentatives de part et d’autre, toujours du décliner les propositions de la Mairie de Paris, même si servir ma ville est mon rêve, je ne peux pas envisager d’y mener des actions contraires au principe même de mon engagement. Les dix ans de relations avec la mairie son un malentendu permanent qui a beaucoup nourrit aussi ma recherche : A quelle pensée politique la culture d’en-bas se heurtent-elle et pourquoi ?


La ville tissu créatif

Sens, histoire, politique, mémoire populaire, petits lieux de culture… Les pièces du puzzle posées, restait à le reconstituer. Il me semble aujourd’hui que l’enquête qu’il faut mener porte sur la question du lien. Le tissu de la ville, si riche de ses mélanges et de ce qu’il faut appeler un esprit de Paris, produit au travers des artistes dans les lieux de culture des quartiers populaires une créativité inépuisable.

Une pensée à tirer vers le haut

Celle-ci manque de lieux pour s’exprimer, alors que les politiques culturelles des institutions se développent non seulement hors sol, en parallèle de la vie culturelle d’en-bas, mais encore concourent à la détruire au travers de très nombreuses interdictions (qui sont le fait de l’Etat) ou d’un mépris qui reste l’apanage de la mairie centrale vis à vis non seulement de ce qui se passe dans les quartiers, mais encore des mairies d’arrondissements aux budgets culturels mals dotés et aux actions entravées.

Il faut aujourd’hui penser toutes ces questions, en lien avec les acteurs. Et tirer vers le haut la pensée à la recherche de propositions appuyés sur des constats partagés. La majorité des parisiens ne reconnaît pas une ville devenue une galerie marchande de musée. Un apartheid social qui ne dit pas son nom s’est mis en place dont la culture est le principal vecteur.

Un art de vivre ensemble

Atomisée et hyper-individualisée, soumise à de nombreuses et changeantes sollicitations, la vie parisienne manifeste une forte crise du lien. En contrepoint, la sociabilité qui se manifeste autour de l’art, des idées, de l’engagement dans les bars culturels, squats d’artistes, petites salles de spectacle, dans la rue, dans les quartiers parisiens qui ont gardé une certaine mixité sociale (principalement 18e, 19e et 20e arrt, et Montreuil, Bagnolet, Les Lilas, St Denis) permet dans des communautés éphémères d’habitants ou de passants le partage d’une pensée, d’une joie et le renouvellement d’un certain art de vivre ensemble.

A quoi peut servir une telle enquête ?

Au Paris des parisien-nes du monde entier bien sur ! A nourrir et alimenter une certaine idée, politique et culturelle, du vivre et du partage active dans ce laboratoire du monde qu’est Paris. Ce très ancien « four ou cuit le pain intellectuel du monde » peut aujourd’hui bien sur servir encore, mais il faut penser son usage. Libérer aussi la créativité de ses habitant-es enl’élaborant des propositions de politiques culturelles qui les servent, et non se servent d’eux. Un nouveau service public de la culture, adapté au besoin d’une société créative et précarisée. Tel est la question.


Mais plus profondément, c’est un enjeu humain

Je reste persuadé avec Victor Hugo que, même cruellement blessée, Paris est une ville prométhéenne. Qu’elle porte à bout de bras une idée du monde qui ne doit pas périr : « Sauver Paris, c’est plus que sauver la France, c’est sauver le monde. »

David Langlois-Mallet

Paris, territoire de l’imaginaire et ses crises


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Paris, territoire de l’imaginaire et ses crises

Paris n’est pas seulement une métropole active, c’est un territoire de l’imaginaire

« Four ou cuit le pain intellectuel du monde » au Moyen-Age, ville des Lumières politique au XVIIIe siècle, terre promise des artistes et de la fête populaire jusqu’à la IIe Guerre Mondiale, elle vit dans l’esprit des humains du monde, tout à la fois comme capitale de la Liberté, de l’amour, de la pensée et de la mode. Dans notre théâtre globalisé du XXIe siècle, où l’on spécule sur les foules sentimentales du monde, toutes ces valeurs sont devenues l’objet d’une spéculation sur l’imaginaire qui se répercute sur la pierre, tel qu’il devient difficile pour ses habitants de s’y loger. La barrière invisible de l’argent semble dessiner les contours d’une ville à péage, jusque sur les terrasses des bars… (cliquer pour lire la suite)

Tribune. Merci au PSG pour cette émeute de la consommation qui brise la vitrine parisienne

Merci au PSG pour cette émeute de la consommation qui brise la vitrine parisienne

Dans une ville normale de la France normale, quand on a une coupe on la boit toute la nuit. A Paris on la balance dans la vitrine. Cette émeute de la consommation, déroute les codes politiques, car elles ne touche plus au pain, mais les jeux.
Bravo d’abord à l’équipe du PSG, dont je pensais qu’elle ne sert à rien, d’avoir permis la rencontre entre le Paris d’en-bas et les beaux quartiers.