Baise t-on mieux féministe ou macho ?

 Va t-on enfin aborder la vraie question ?

Les pages de mes Amis juponnards sont hilarantes en ces périodes de déferlement féministe. Les queutards récitent des patenôtres à sainte Simone de Beauvoir, et ceux qui il y a peu agitaient leur tige virtuelle comme un étendard Facebook se font tatouer des clitoris sur le front-page et excommunient à tour de bras tous les hommes qui ne les suivent pas dans la seule vraie voie sacrée de la mère. Les nouveaux convertis sont les plaies de toutes les religions…

Vous me connaissez un peu, j’adore expérimenter, mon éducation manichéiste et contradictoire, entre un matriarcat oppressif et paternalisme machiste, m’ayant laissé dubitatif. Il m’a été aisé, nanti toutefois de cette double culture, de tester différentes approches de la vie. D’alterner les périodes mâle alpha et féministe.

Autant dire que l’écart actuel dans le débat de société entre ces deux cultures est cocasse; entre cette culture virile où « si elle dit non, cela veut dire peut-être et si elle dit peut-être cela veut dire oui » et la mode du jour de nos néo-puritaines, ou le moindre baiser qui n’aurait pas été paraphé par les avocats des deux parties et envoyé sous scellé en trois exemplaires fonde la femme à requalifier une relation en « viol », à renaitre dans une identité nouvelle et valorisé socialement de victime et vous fait passer à l’inverse de la catégories valorisante de l’homme à femmes à celle infâme d’agresseur, voir de repris de justice.

On peut se demander comment est-on le mieux dans sa peau, le plus en accord moralement avec soi-même, car en fait le vrai bonheur est là. Vu que chacun de nous est appelé à se fréquenter assidument. Mais c’est plus rigolo de parler de sexe, car c’est ce bien vivre là, la relation à l’autre, qui nous rend enthousiastes.

Donc le bonheur sexuel, Machiste ou Féministe ?

Contrairement aux idées à la mode, être macho est excellent pour une seule raison : Parce que le répondant est très fort chez les femelles. Quand un mec a envie de se taper des nanas, qu’il est raccord avec son désir et prend la vie par ce prisme, les candidates affluent, les 06 se mélangent. Parce que lorsque l’on s’adresse à la culotte des dames, elles vibrent enfin, elles répondent, même à leur esprit défendant. Vous faites sauter les convenances, les barrières, les inhibitions, la tête dit parfois encore non mais le corps répond et les entre-cuisses trempés exultent d’être entendus. Acceptez de bonne grâce, après, de prendre pour vous seul la culpabilité qu’elles éprouvent. Elles vous le rendront au centuple. Elle n’était « pas vraiment elle-même », « because your crazy » avec des yeux d’institutrice, ou des regards de biche « franchement, je n’imaginais pas que cela se passerait comme ça… » (ben, moi non plus, en montant dans ta chambrette à 2h du matin, j’allais te sortir mes vieilles collections de timbres poste) etc.

Sous réserve d’être fidèle à son coeur et à son désir, d’être exigent sur le plaisir de l’autre, de ne pas se conduire comme un connard, de respecter les personnes et les lois et de savoir distinguer les situations. Je souhaite à tous les hommes de vivre un désir viril qui n’a rien de malsain et qui a plus fait pour le bien des femmes que toutes les pétitions réunies. Portons haut les valeurs bienfaitrices du dard triomphant, quand nos rues sont pleines de groupes de femmes insatisfaites armées de ciseaux !

Sur le versant de la sexualité féministe ? Et bien, je ne regrette pas moins l’expérience essentielle. Vive aussi les années clitoris ! Mettre de côté son désir viril et accepter de tout réapprendre du point de vue du désir des femmes est une expérience très enrichissante.

Il faut être parti pour laisser de côté tous les dogmes masculins. Découvrir que l’on peut sortir comblé de moments de jeux beaucoup plus longs, beaucoup plus lents, sans pénétration même parfois. Entrer dans une autre forme érotique comme dans une langue étrangère ou chaque endroit du corps peut-être un frémissement. Se défaire de ces stupides oripeaux mentaux, qui divisent la sexualité en préliminaires/acte, et accepter que la sensualité, les émotions sont un continent à part entière surgis à fleur de peau sur chaque femme et la refondation complète pour un homme par rapport au monde, certes intense, mais étroit et tournant sur lui-même. Renoncer, à la possession, à la prise, à l’emprise, au triomphe, c’est paradoxalement se retrouver libre. Libre surtout soi-même de dire non, car ce n’est pas le moindre paradoxe de la culture masculine de conquête que de nous enfermer aussi dans un rôle de désirant systématique, de nous imposer la vie mentalement usante et un peu vide du chasseur. Voir même à tirer le constat que le Don-Juan, à la fin homme-objet du désir des femmes, n’en devient pas moins une pute comme les autres et qu’on peut lui préférer le rôle d’homme sujet, ne serait-ce, paradoxalement, que pour se libérer de l’emprise féminine sur les machos…

Et le clito fût…

La décentration qui s’opère le jour où l’on intériorise les conséquences du fait que le pénis n’est pas le centre de la sexualité, la pénétration sa seule expression et l’orgasme sa finalité (comme on nous l’a enseigné), n’est pas anecdotique, elle renverse nos schémas mentaux, trouble en effet un ordre du monde institué par des hommes sourds. Le fait que le seul organe qui soit dédié au plaisir dans le corps humain (et de loin le plus puissant) soit le clitoris, met non seulement fin à la vieille controverse de Zeus et d’Héra (de savoir qui avait le plus de bénéfice du plaisir sexuel), mais il clos définitivement la séquence de la relation d’objet à la femme. La femme bien sur restera objectivée dans le désir masculin (et il n’y a pas à culpabiliser comme on veut nous le faire croire de voir d’abord un cul, des seins et d’avoir envie de fourrer cela et non pas de discuter interminablement). Mais les détours que nous imposent les femmes ne sont pas si vains, et constituent souvent pour elles l’indispensable extension du champ même de la sexualité. C’est une relation de puissance à puissance, d’émotion à émotion, de désir à désir et de plaisir à plaisir, beaucoup plus riche qu’écouter les femmes nous permet.

Là encore je redirais de ces expériences amoureuses que l’on ne nait pas homme mais qu’on le devient par la rencontre avec les femmes.

Alors loi du désir et de l’instinct viril ou art érotique de la relation, pourquoi choisir ? Je crois que notre épanouissement amoureux se situe justement sur ce fil, cette ambivalence, cette négociation, ce déséquilibre constant, ce jeu à l’autre. Que nous allons en permanence de notre vérité animale, à la culture, de ce que nous ressentons à la sophistication de son expression, du désir à l’art érotique et que d’autres alchimies ont lieu en face. C’est ce qui est chouette et comble les amants.

De même dans le mouvement féministe actuel, je reste convaincu qu’il faut écouter, changer beaucoup de choses et ne pas céder non plus. Oui les femmes ont des droits égaux, à commencer par un salaire égal, oui elles ont le droit à la sécurité de leur corps et au respect et ne doivent pas être importunées dans la rue.

Non, tous les hommes n’ont pas à être culpabilisés, dévirilisés à ramper au prétexte qu’ils sont habité (a-bitté) d’une « culture du viol » nom qui se confond avec le rejet du désir masculin, mais cache trop la réalité de la vie de ces néo-puritaines individualistes dont la coiffure n’a jamais été mise en désordre : le profond manque de l’autre en elles.

Langlois-Mallet

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