Changement de moeurs

Devant la requalification générale de toutes les initiatives masculines en « viol » au nom de l’identité féminine requalifiée en victime. Je vois défiler ma vie et toutes les initiatives féminines osées requalifiables – et désormais inqualifiables- qui ont fait de moi un être traumatisé, une victime.

De la dame qui a un jour posé ses lunettes sur le comptoir pour violer d’un baiser le chaste garçon que j’étais, à celle qui a pris ma main si innocente pour la glisser dans sa culotte. Celle qui m’avait longtemps avant montré ce que je n’aurais pas du voir, celle qui me fit même enfant entrer dans son lit de femme car je grelotais à sa porte. L’écolière qui me fît passer un mot dont les propos me choquent tellement aujourd’hui que je ne puis les écrire. Me reviennent des propos traumatisants alors que je croyais entrevoir (à 4h du matin dans sa chambre une amitié sincère) « prends-moi » qui me blessent à tout jamais. Celle qui m’a donné tendu un objet de plaisir que je n’avais jamais vu avant, un baiser ou une croupe. Et celles qui t’engloutissent avant que tu saches leur prénom ?

J’oublie celle l’ancienne ministre qui disait « il a un joli petit cul ». La journaliste connue qui insistait lourdement. La directrice de chaine de télé qui insistait pour que je ne rentre pas à vélo. La jeune stagiaire qui imposait son désir et son magnifique décolleté. J’oublie par pudeur celle qui enjambait les balustrades, celle qui voulait un enfant (et avortait), celle qui envoyait des milliers de textos, la dingue qui sonnait à ma porte, celle qui cognait, celle qui recherchait la complicité d’une ex, j’oublie celles qui s’accrochaient comme des malades. Celle qui te torturait de plaisir toute une nuit sans se laisser pénétrer. Celle qui en avait un autre, celles qui allaient vers un autre après t’avoir serré dans leurs bras comme dieu de l’amour. Toutes celles qui faisaient ce que le jeu amoureux a toujours été, une expérience merveilleuse et décevante que l’on accepte, le sourire en coin, bon joueur.

En fait, je suis en train d’oublier des centaines de souvenirs féminins que je regardais avec gratitude, tendresse, ironie ou compréhension. Puisque nous ne sommes plus qu’une société de victimes, bafoués dans nos droits.

Je porte plainte aujourd’hui, là où hier encore je pensais « Merci »

Langlois-Mallet

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