IL FAUT SAUVER LE SOLDAT YABON !

Attention ! Le zèbre revient à Paname… A Belleville pour être plus précis. Mais à poil après ses dernières aventures… Et l’on craint qu’il ne laisse trop de poils à l’offensive prévue du Général Hiver, la mère Hidalgo l’ayant délesté de tous les autres.
 
Donc appel à l’aide général est lancé ! Merci de faire tourner.
 
Yabon Paname… Pour les plus jeunes, le nom s’efface, mais pour la génération de l’âge d’or des squat d’artistes, Yabon c’est une institution. Comme le poële Godin à la campagne, la librairie Desrolles au naturaliste, le Vieux Paris (celui de la rue de la Verrerie) à l’amateur de chanson, la chocolaterie Debauve et Gallais à Anatole France et au VIe, comme l’épicerie Izraël au quartier St Gervais, comme la Hune au Paris d’avant LVMH, comme Pierre Carré à Pigalle, comme le dernier héraldistes aux arcades du Palais-Royal, comme pas mal de choses artisanales qui s’effacent ou s’accrochent dans cette ville aseptisée par l’agence de com’ qui se fait passer pour une mairie.
 
Attention, je ne dis pas que le bonhomme est blanc-bleu ! Loin de là, moi-même parfois je me suis parfois dis, que d’aucuns préférassent l’avoir comme adversaire que comme supporter… Et j’en connais un paquet d’intarissables qui lui ont une dent (ou un dentier). Mais j’observe. Ses imitateurs sans dimensions et la foule des petits employés de la mairie qui viennent baver dans sa tasse pour faire oublier qu’ils administrent officiellement et sans imaginaire des lieux qu’il avait ouvert à la sueur de son pied de biche.
 
Surtout, Yabon, ses qualités, ses défauts, je m’en fout un chouille car pour moi (pardon si je m’y connais un peu) porte au fond de lui une étincelle et un désespoir sincère dans lequel je sais que résonne quelque chose de profond, un cri de la ville Lumière devenue ville fast-food. Un petit bout de l’âme peau de chagrin du Paris vivant, confiné dans ses réserves d’indiens.
 
Alors pour tout ça et tout ce que le bonhomme pourrait encore donner de tapageur ou d’histrionique, ou simplement pour qu’on ne le repêche pas un de ces jours à la fosse commune (signe des temps, il se fait même appeler de son vrai nom Franck Hiltenbrand), ou juste pour vous ménager des places VIP dans sa prochaine gloire médiatique. J’attire, avec son autorisation, votre attention sur la solidarité dont il a grand besoin cet hiver pour se relancer.
 
Langlois-Mallet
 
Et puis, les nanas en quête d’un bon zèbre, plutôt que de trainer sur les sites à la recherche de faux-hipster vrais infographistes, je serais vous, je me referais une beauté sociale au bras de ce vieux loup de mer qui a en a encore dans son sac…
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