2017. Alerte épidémie !

Une chose m’attriste pendant cette avalanche d’âneries gentilles que moi et les autres affichons ces jours-ci, ce sont les messages déprimés ou angoissés qui semblent fleurir ces jours-ci. J’ai eu le sentiment (et je ne suis pas le seul) que pas mal de personnes ont passé le réveillon isolés. Au minimum disons que le vernis d’image, qu’est ce bal masqué de Facebook, se craquelle.

La solitude n’est pas un problème en soi, et selon l’humeur il m’est arrivé plusieurs fois de me retrancher des réjouissances bruyantes à date fixe, en premier lieu de la première d’entre-elle. Il y a aussi par moment dans la vie des temps de recueillement ou le besoin de faire le point. Je n’ai rien non plus contre le travail de moine que nous menons tous, plus ou moins, au fond de notre pensarde…

Mais j’éprouve tout de même le besoin de vous dire qu’un virus sévit. Il pousse à s’isoler si l’on sent que son image sociale n’est pas le feu d’artifice du moment et si l’argent par son manque pousse au retrait. Il s’appelle capitalisme. Il nous frappe beaucoup plus nombreux qu’on ne veut l’avouer, car le virus blesse à l’orgueil de soi et des autres, et que la crainte, de la contagions comme d’être perçu comme contagieux, invite aussi à l’évitement.

La réponse n’est pas que dans la réussite individuelle, mais ausi dans la capacité collective à affirmer le sens des valeurs. La première d’entre-elle est – scientifiquement prouvé – qu’une vie réussie se mesure, non pas à la tombe la plus chère du cimetière, mais à la qualité des liens que l’on a eu. Les beaux liens soulignent un grand mérite – plus qu’occuper un poste important – tant notre propre bêtise et nullité et celles des autres nous mettent toute notre vie durant à rude épreuve dans nos relations.

Pardon pour ces mots qui font un peu prêchi-prêcha, mais sans faire fumer les encens et distribuer les bénédictions, la première conditions des résistances écolos que nous devons retrouver, c’est la joie de vivre.. ensemble (c’est dire l’importance politique des arts et des petits lieux libres de retrouvailles…).

A part cela, la joie de vivre, la santé d’aller danser et de doux liens je vous souhaite une année dans l’aisance car effectivement l’argent qui manque gâche la vie. Mais la vie, c’est justement se battre !

Langlois-Mallet

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