Baupin et tartuferie

C’est peu dire que je n’ai aucune amitié pour ce Baupin. Il représente pour moi la politique au pire d’elle-même, le carriérisme sur le dos de l’espoir, qui avait détruit pour des calculs personnels un mouvement très idéaliste que nous avions construit passionnément. Bref, un de mes diables personnels, avec deux ou trois autres hypocrites dont j’ai douloureusement pâti (le petit conseiller retourneur de veste d’El Khomeri notamment), au pinacle de notre enfer social.

Alors vous pouvez l’écarteler en Place de Grève numérique, lui mettre du plomb fondu médiatique sous les ongles, ou des tenailles cathodiques sur les roustons. Peu me chaut (et oui, que voulez-vous, j’ai ma période médiévale en ce moment…)

Cela posé, je crois que l’hypocrisie reste la valeur collective la mieux partagée, dans la vie politique, comme aussi dans la vie sociale. Je pense à la sienne d’abord -comme on le voit sur Twitter et comme de nombreux semblables- toujours premier à glapir sur la victimisation des femmes et la criminalisation des hommes (c’est un affichage très vendeur coco, surtout si tu te comportes comme un pourri avec les nanas, la couverture idéale !)

Mais aussi l’hypocrisie générale de tous les autres (ses copains Verts, mais ça vaut partout ailleurs) qui 24h avant que le vent médiatique ne tourne auraient dit seulement, comme il disait alors : « Quel chaud lapin ce Baupin ! » Renforçant d’un certain pouvoir et prestige, en politique comme dans la vie intime, des comportements prédateurs. Ca fait « grand fauve » pour épicer l’image d’un petit technocrate bedonnant. Nombre de dames n’étant pas les dernières à cotiser à ce jeu-là (car il y a un bénéfice pour l’égo féminin aussi à avoir été cochée par un dominant).

La « loi du silence », ne serait elle pas en fait plutôt celle du silence admiratif de ceux qui fantasment d’oser faire de même ou de celles qui en espèrent un avantage ? Comme on l’avait vu au PS avec DSK, celui qui faisait mouiller devient d’un coup un harceleur quand l’aiguille médiatique change de position; c’est l’autre posture, celle de la parole « délivrée » où il faut prendre des points très vite (comme l’on vend à la Bourse), pour être le premier dans la dénonciation outragée tombée des nues qui n’aurait jamais cru ça…

Bref, il y a quelque chose de pourri dans notre culture des relations hommes/femmes et Tartuffe et ses camarades de jeu n’ont pas fini de se rhabiller en marmottant des chapelets vertueux de notre époque. Un gros con ne perd t-il que pour que le jeu continue ?

Langlois-Mallet

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