La rue douchée, mais pas coulée

 
Quelqu’un a pointé le lien intime entre Hollande et la pluie. C’est vrai qu’elle joue aujourd’hui contre la rue mobilisée et plus encore contre la nuit de ceux qui veulent lancer son occupation sur le modèle des Indignés espagnols.
 
Les mouvements sociaux, comme les mouvements du cœur, ne vivent pas d’imitation; la répétition des gestes ne renouvelle pas la magie de la spontanéité à deux ou la magie de la rencontre à cent mille. La nuit de Paris en mars, n’est pas celle de mai à Madrid.
 
Mais qu’importe ! La somme des petites déceptions, construit aussi bien la rupture et la conscience collective, que les petites victoires.
 
Les milieux engagés qui ont pris l’habitude d’attendre sagement le mouvement social, sur l’ancien quai du Grand Soir, garderont leur ticket ce soir en même temps qu’ils rangeront leurs banderoles mouillées. Et moi, après un saut à la manif (en pestant contre le Sorcier de la pluie), je me dirais que je trouve presque plus porteur, cette démarche d’un député qui relance les Cahiers de Doléances. C’est du « froid », certes, mais assumé. Et cela ressemble plus à la France à la retraite d’aujourd’hui où tout le monde est en révolte, mais où chacun estime qu’il s’en sortira, et La laisse donc faire aux autres.
 
Langlois-Mallet
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