Elections. Cher-e ami-e socialiste,

Tu as peur. Tu trembles. Tu t’agites et tu trépignes sur ta page Facebook. Je te sens ému pour une fois. J’en déduis que les élections approchent.

D’habitude tu nous méprises, là tu nous parles de la bête immonde…

Juste une question, qui de nous en terrasse, ou de toi bien protégé, a les pleins pouvoirs dans ce pays ?

Quand nous te disons qu’il faut changer d’énergie, que les humains n’en ont que pour 100 ans. Tu préfères signer des accords pétroliers.
Quand nous le manifestons, tu envoies les CRS.

Quand on te dit de ne pas vendre d’armes ? Tu en fournis à des dictatures fondamentalistes avec lesquels même les Anglais ne veulent plus traiter.

Quand on te dit de ne pas mettre le feu au proche-Orient dans le sillage des Etats-Uniens, tu bombardes à tout va, menace Assad et Poutine. Avant de leur courir derrière.

Quand on te dit d’investir dans la culture populaire. Tu réserves tes fonds aux artistes clinquants que tu aimes fréquenter et laisse les quartiers aux imams.

Quand on te dit qu’il ne faut pas laisser des citoyens mourir de froid dehors, que cela détruit l’âme et la cohésion nationale. Tu fais ton Macron.

Quand on te dit qu’il faut soutenir les petits agriculteurs et l’orientation bio, tu investis des milliards dans les polluants de l’agro-business.

Quand on te dit de ne pas réduire au chômage les petits salariés, tu prends tes grands airs et le parti de la chemise.

Quand je te dis qu’il ne faut pas laisser une jeunesse sans projet d’espérance. Tu parles des chiffres de la croissance.

Quand on te dit que les citoyens ont besoin de conserver la sociabilité de leurs quartier, tu envoies, tes fils de pub et tes promoteurs touristiques.

Quand nous te disons que les réfugiés qui fuient la guerre sont nos alliés contre Daesh, tu leur ferme ta porte.

Quand on a besoin de notre vitalité démocratique face à la peur. Tu suspends les libertés publiques (mais pas les rassemblement commerciaux, faut pas déconner !)

Quand on te dit que les citoyens doivent reprendre la main au niveau local. Tu confies les pleins pouvoirs au Préfet de Police.

Quand on devrait investir dans le Renseignement, tu mets sur écoute toutes nos communications.

Quand on te dit qu’il nous faut refonder un projet politique, tu suspends les Droits de l’Homme.

(…) chacun peut continuer la liste…

Donc quand tu suspends la liberté d’expression jusqu’à nouvel ordre, je ne sais pas si tu as dans l’idée de venir défoncer ma porte (sonne plutôt, j’ouvre, je suis poli et pas dangereux), fouiller mon ordinateur pour chercher ce que je pense. Alors je préfères te le dire.

Bref démerde-toi, car ta bête immonde, car tu la nourris chaque jour. Ne te plains pas à moi qu’elle soit dodue les veilles d’élections.

Langlois-Mallet

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