Paris pas sans nous : Et si l’énergie de Paris se cachait dans notre engagement ?

En assez peu d’années, Paris a perdu presque tout son charme. Que s’est-il passé pour que sa rue se banalise et s’uniformise ? Que sa nuit s’éteigne ? Que la vie parisienne, qui avait été tant de siècle un phénomène de liberté populaire autant que le régal des artistes et de la vie intellectuelle disparaisse ? Bien sur il reste cette très belle coquille de vieilles pierres, survendue jusqu’à la nausée au tourisme global. Mais l’escargot, nous, qu’est-il devenu ?

Alors que l’espèce humaine vit une période angoissée et se demande si cette course au profit ne signe pas la fin de son aventure. Des collectifs de parisiens, un peu partout, se mobilisent pour défendre des petits bouts de charme, ou de sens, qui existent encore dans leur rue. Face à des supermarchés qui remplacent un à un les commerces, des promoteurs touristiques qui chassent les derniers artisans, ou des projets municipaux qui retirent à l’espace public ses usages ou transforment des lieux d’expression culturelle en simples diffuseurs d’une programmation normalisée.

Que nous arrive t-il ? De quelle déshumanisation sommes-nous acteurs au travers de notre manière de vivre, de penser, d’acheter, d’utiliser l’espace ? Pourquoi la mairie qui devrait être l’outil de protection de la ville ne semble plus destinée qu’à vendre Paris et joue t-elle contre nous ? Que pouvons-nous faire ? Et si l’énergie de Paris se cachait aujourd’hui dans notre engagement ?

« Que reste t-il de notre humanisme parigot ? Quelle part de poésie laissent à Paris les supermarchés qui se multiplient ? Pourquoi tant de culture programmée d’en haut et à la place d’atmosphères spontanées d’en bas ? Qu’est-ce que Paris, au fond, et quelle inspiration en attendons-nous ? Quelle part de sens défendons-nous sur ces barricades de l’âme que sont les lieux menacés ? Pourquoi s’accrocher à ce que Paris garde d’humain plutôt que de le livrer à la spéculation ? Qui remplace les artisans par des hôtels low-cost ? Pour quel Dieu Paris immole-t-il ses villages ? Et est-ce cela que l’on voulait ? Pourquoi Paris a-t-il dix mille villages et aucune banlieue ?

L’attractivité économique de la municipalité nous réserve-t-elle le sort de domestiques ou celui de réfugiés ? Pourquoi était-on côte à côte au comptoir et sommes-nous en rang dans les Starbuck ? Est-ce à cause du compte à rebours climatique ou des écrans que nous ne chantons plus dans la rue ? Qu’apprend-on de vital sur les campements de réfugiés ? Peut-on faire modifier le gabarit des immeubles pour expulser des musiciens ? Pourquoi le café est-il l’âme de la rue ? Que nous dit le street-art face aux panneaux d’affichage ? Montparnasse, La Cité, Les Halles, Belleville… Pourquoi ont-ils rasé les quartiers les plus symboliques de Paris, et au fait, pourquoi ont-ils tué Jaurès ? Le couvre-feu qui a tué le Paris nocturne a été remplacé par les files d’attente de La Nuit Blanche : faut-il avoir aussi le badge coupe-fil ? Et au fond Paris tolère t-il encore les Parisiens ? Et nous, où en sommes-nous de notre désir de ville ensemble ? »

Langlois-Mallet

Paris, Pas Sans Nous !

Nous sommes de ceux – de plus en plus nombreux – qui se regroupent, un peu partout à Paris et aux alentours, pour essayer d’agir en dehors des cadres politiques et institutionnels. Les motifs qui nous font bouger sont divers :

– Les expulsions des plus fragiles
– La rentabilisation à outrance du mètre carré
– Les supermarchés qui remplacent un à un les petits
– Les promoteurs touristiques qui chassent les derniers
– Les projets municipaux qui privatisent l’espace public
– Les lieux d’expression culturelle transformés au nom de l’« attractivité » en simples diffuseurs d’une programmation normalisée

Notre dénominateur commun : la défense du droit à la ville. À une ville qui donne encore droit de cité à la vie et où la « démocratie participative » pourra être autre chose qu’un miroir aux alouettes. Face à une situation qui se dégrade, nous prenons l’initiative de nous rapprocher pour amorcer, entre collectifs, une réflexion collective.

La rencontre du dimanche 25, à l’invitation de l’association Trajectoires (Mémoires et Cultures), sera l’occasion d’échanger librement sur nos expériences, de chercher des synergies, de mettre en commun nos acquis et de jeter les bases d’une coordination des luttes.

Pour une mobilisation générale active
Rendez-vous le Dimanche 25 octobre de 17h à 20H
projection- débat  à La Bellevilloise
19-21 rue Boyer 75020
Entrée libre
 
« Paris, pas sans nous ! » fait suite au débat « Silence, on expulse ! » du 13 Septembre et à la rencontre des représentants d’une dizaine de groupes et initiatives civiques qui, un peu partout dans le nord-est parisien et aux environs, prennent la parole pour défendre leur cadre de vie contre des projets immobiliers imposés d’en haut, sans étude ni concertation préalable. (voir programme et présentation en pièce jointe)
A l’invitation de l’association Trajectoires participeront entre autres : le Collectif Ramponeau(20ème), Stopmonop( 10e, 11e), Stop Carrefour-Le quartier aux habitants (18e), Les indiens de Paname, PADAMOQ (20e), Collectif Dénoyez (20e), Les Amis de l’îlot Tourtilles-Belleville( 20e), Culture toi même, Petite Commune libre de l’Elysée Ménilmontant (20e), Collectif de  soutien aux expulsés u 1-3 villa de l’Ermitage (20e), Les empêcheurs de tourner en rond (Montreuil), Association pour la sauvegarde et la reconversion du groupe scolaire de Charenton…et vous?
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Paris pas sans-nous

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