Grèce. Heureux Grecs qui ont le vrai choix…

Les esprits simples critiquent Tsipras. Moi je trouve son comportement très sain.

Heureux Grecs, peuple vraiment politique, qui vont avoir le choix entre deux courants de Syriza ! Car ils recoupent les deux vrais choix : l’un pour la sortie de l’Euro et l’autre pour le combat dans l’Euro.

Alors que nous, Français, avec notre culture de spectateurs de l’Etat, nous n’avons le choix qu’entre Hollande et Sarkozy pour une seule et même politique de soumission à l’Euro…

Et nos pauvres politiques, que catastrophent l’idée qu’un dirigeant puisse demander l’avis du peuple…

Ecoutons-Tsipras et regardons ce qu’il va proposer dans la campagne

On le critique pour devoir tenir compte à la fois de la volonté des Grecs et de celle de Syriza. Ce ne sont pas exactement les mêmes.

ll est le dirigeant d’un pays, pas l’animateur d’une tendance dans Syriza. Et je le vois mal gouverner et animer les débats de réflexion et de critique interne.

Les élections sont là, justement, pour clarifier ces choses. Non pas les choses que veulent les élus de Syriza, mais les Grecs. Le retour à une stratégie de connivence qui était celle des socialistes et des libéraux avant ? Ou la poursuite d’une stratégie de tension. Voir, une stratégie de rupture avec L’Euro —Et je trouve plutôt intelligent d’avoir su susciter (plutôt que de l’éteindre) une opposition parmi les gens qui partagent ses opinions et sa volonté de combat.

Mais un Grexit aurait dans un premier temps un prix très lourd à payer et les Grecs doivent l’assumer, pas se le voir imposer. Les Grecs que j’ai pu voir cet été m’ont semblé très majoritairement pour le combat dans l’Euro. Personnellement, mon choix serait celui de la rupture avec cette monnaie, en France aussi. Mais dans la configuration précise, j’ai tendance à faire confiance à Tsipras.

La différence entre l’homme d’Etat et le politicien

Parce que la politique, c’est une part de démocratie et une part de décision instinctive. C’est la capacité à tisser un lien entre le peuple et les paramètres nombreux d’un choix qui fait la différence entre l’homme ou la femme d’Etat et le simple politicien louvoyeur ou épileptique comme la France semble en produire ces derniers temps.

Dans les circonstances exceptionnelles, ce juste choix entre la transgression, des uns et des autres, pour anticiper l’intérêt à long terme, s’appelle même la dimension historique. J’ai assez tendance à en créditer Alexis Tsipras et à constater sa carence chez-nous…

David Langlois-Mallet

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