France. Qu’est-ce que le nationalisme ?

Me demande Fred à propos du drapeau et le l’hommage aux soldats yankees, héros du Thalys. Comme c’est un de nos gros problèmes actuels en France. Je me permets de mettre ma réponse au débat.

Ce sont des soldats État-uniens qui viennent de nous éviter dix jours obscurs. Ça doit me rappeler quelque chose… Mais quoi ? Tu gagnes un pot si tu trouves.

Après, ça ne va pas me pousser à chercher un drapeau étoilé dans Paris. Si tu remarques, c’est pas trop ma came les USA et tous les acculturés de la société de consommation qui se sont trouvé une culture dans une sorte de grand syndrome de Stockholm à l’échelle de l’Europe me font pitié.

Alors moi qui ne mettrais pas a priori les pieds dans un bar décoré USA (sauf aux USA justement), je trouve cela assez cocasse que ça tombe aujourd’hui et je me soumets donc de bonne grâce car ce ne sera pas deux fois à moins d’être reçu à la Maison Blanche, de devenir pote avec Lucky-Luke ou de me payer une partie de jambes en l’air avec la Monroe (toutes choses qui ne me paraissent guère au menu de cette vie ci, révérence parlée pour les surprises de Dame Fortune et les mystères des Parques).
Alors ? Ben alors, comme c’est choucard, je vous en fait profiter.

Sinon, le nationalisme, pour moi peut se définir quand l’Etat invente une culture, celle d’un drapeau, lui donne une histoire plus ou moins falsifiée, des ennemis plus ou moins inventés et fait rentrer ça de force dans la tête des petits enfants obligés d’oublier toutes leurs références culturelles (acculturés), jusqu’à réclamer d’aller se faire tuer par millions pour tuer du boche, du bounioul ou je ne sais qui.

Ça s’appelle le jacobinisme, le bonapartisme, le nationalisme, le pétainisme, le colonialisme…

Et c’est ce que Mr Le Pen tente d’imposer comme une identité française folklorisée, sorte de guerre de l’intérieur à tous ceux qui ont des coutumes, idées, traditions diverses, qui reconnaissent au monde et surtout aux gens leur complexité. Bref, le nationalisme ou son versant consommatoire l’américanisme, la culture unique tombée de l’Etat ou des majors du divertissement (ça marche ensemble), ne me paraît propre qu’à fabriquer des imbéciles.

Je ne la confonds pas avec l’amour de son pays, dans sa complexité, et de son non négociable et profond esprit de franchise et d’indépendance.

Langlois-Mallet

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s