Sur la solitude des femmes… (et des hommes)

J’aimerai bien savoir à mon réveil, combien d’entre-vous Mesdames (je parle aux grandes pas aux minettes de 20 piges), tirent la couverture sur elles le soir en se déclarant à elles-mêmes qu’enfin la femme est libre, fait ce qu’elle veut de son corps, de son cul et de son destin ! Qu’elles attendent avec impatience le chant de la poule au matin pour reprendre le combat et traquer les dernières lignes de l’arrière-garde masculine qui se montre encore sur Facebook, et faire rendre gorge et merci au dernier phallus qui pointera le bout de son museau d’oppresseur !

Et combien appartiennent à la cohorte de celles qui écrasent une larmichette dans leur lit froid en se disant qu’elles sont épuisées de porter si lourd, et qu’un goût de latex de ci de là n’a jamais vraiment compensé toute cette solitude, qu’elles troqueraient bien contre une épaule un peu bourrue.

J’ai croisé pas mal de celles-ci et de celles-là, mais il me semble, qu’elle soit portée en étendard ou qu’elle serve de mouchoir, que la solitude reste l’aventure la mieux partagée des dames de 35 à 99 ans. Et que même s’il reste l’objet de beaucoup d’espoir et d’une foule infinie de reproches, le principal trait de la gente masculine est surtout d’avoir déserté, de traîner les pieds ou de se faire porter pale…

Sur ce, gentes dames, toniques suffragettes, romantiques prosacïque, tendres correspondantes et chères amies, je vous souhaite la bonne nuit !

(Suite)

Il y aurait eu de l’ironie dans mon post d’hier sur la solitude des femmes ? On a voulu voir (toujours votre manichéisme français), une éloge des hommes, voir du couple… Je pouffe.

D’abord, notre époque solitaire s’accommode aussi du couple. Une bonne part des gens en couples autour de nous, ne se sont-ils pas débrouillés pour être « célibataires ensemble » ?

Ensuite, les hommes sont tout autant solitaires que les femmes (je pense même que ce sont eux qui ont fait un pas en arrière, trouvant que le jeu n’en vaut plus la chandelle). Comment répondre aux exigences de princesses de ces hommes comme les autres que sont devenues les femmes ? Notons quand même que cette retraite s’opère en silence à côté du bruyant désert affectif féminin.

L’inégalité demeure jusque dans la division de cette société onaniste.Prenez le godemichet (les femmes aiment surtout rêver) est brandi comme hampe de l’étendard d’un renouveau de la libération sexuelle (à condition de le nommer en anglais), alors que les mâles (qui aiment surtout voir) ne parlent de leurs adresses internet ou autre que sous le sceau de l’amitié. Cela n’empêchera pas les femmes de faire beaucoup de bruit « avec ce sujet tabou », « dont personne ne parle » (alors qu’il est dans tous les féminins et transpire la banalité urbaine depuis 10 ans etc..).

Mais ce qui est intéressant, c’est que dans notre société, chacun se replie sur son particulier. Disons juste que les femmes, qui entretiennent un rapport « particulier » à la vérité dès que lors que le sujet touche à leur émotions, abusent trop clairement de cris que triomphe pour que l’on entende pas résonner les échos d’une terrible défaite.

Sinon, c’est sympa non, cette saison des kakis et des grenades ?

David Langlois-Mallet

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