Guerre vs terrorisme. Retour à l’âge de l’effroi

L’assassinat du premier otage français, un civil, résonne comme un coup d’envoi macabre. Une rupture avec les années de paix, l’avance vers nous de la guerre sale.

Les guerres du temps jadis occupaient quelques poignées de rustres rébarbatifs et de professionnels emplumés aux marches du Royaume, malheur aux villages qui leur servaient de terrain de jeu… Mais ce n’était encore que quelques villages.

Puis vinrent les hécatombes Napoléoniennes, prélude sanglant aux guerres du XXème siècle. En 14 la levée en masse décima sous l’uniforme la France et l’Allemagne. La 2ème Guerre mondiale, pris les populations comme champ de bataille. Et depuis lors, si l’on tient à sa peau, il vaut mieux être soldat que civil. De la Shoah au Rwanda, de Hiroshima à l’Irak, nous sommes entrés dans des guerres d’anéantissement des populations.

Les terroristes, rejetons directs de ces guerres de l’effroi, gagnent alors à viser le plus innocent possible. Nous aurions tord de nous réjouir de voir la France installer ses avions au premier rang de ce choc des cultures. Ce déchaînement de violences planifiées, n’est que l’écume d’une immense angoisse. Celle d’une humanité suicidaire confrontée à une peur des âges primitifs, la probabilité de sa propre fin.

Car ayant pouvoir de mort sur elle-même sans être sûre d’être capable de sa survie.

David Langlois-Mallet

Mes Parisiennes 2014

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