Note. Mondialisation : La résilience territoriale, nouveau contrat social ?

Si vous vous intéressez à l’évolution du monde et aux capacités que nous aurions à nous en sortir (ou pas), je vous recommande la piste de ces chercheurs québécois et français.

Une mondialisation destructrice par le haut et des capacités de reconstruction ou d’adaptation sur les territoires qui viennent des initiatives des gens, de la société civile et des politiques territoriales.

Les forces d’adaptation de transformation sont bien locales. Et que le rôle des pouvoirs publics est de les accompagner, de les soutenir. L’Etat n’est ni une solution, ni un adversaire, c’est un outil à réorienter vers celles et ceux qui concourent au bien commun.

En creux, cela confirme ce qui se dit ici :

– Nos dirigeants du PS sont à la rue en ouvrant l’Etat au Marché (Macronisation).
– Comme la vieille gauche dans son enfermement étatiste.
– Sans que cela valide une droite libérale qui voudrait ouvrir plus grand la porte aux forces du marché.
– Ni la droite nationaliste qui mise sur un replis sur la citadelle nation.

La mondialisation est un peu comme le cholesterol, il y en a un bon et un mauvais.

David Langlois-Mallet

On trouve un lien sur ce travail ici : http://www.puq.ca/media/produits/documents/5580_3287D-Hamdouch-FP.pdf

Extrait :

Quelle que soit la période (et plus encore en ce début de xxie siècle), la mondialisation
a fragilisé les territoires les moins flexibles, les moins agiles ou les moins accommodants.
Dans son (re)déploiement, la mondialisation et ses principaux avatars
(financiarisation, remise en cause des frontières de l’État, instabilité et crises, technicisme,
etc.) tendent en effet à menacer ou à remodeler la plupart des territoires, sans
distinction quant à leur nature (administrative, économique, sociale, linguistique, géographique,
etc.) ou à leur échelle (pays, régions, villes, zones rurales, espaces naturels,
etc.). Elle agit ainsi comme un rouleau compresseur qui brouille ou fait voler en éclats
leurs frontières. La mondialisation tend alors à gommer les facteurs de spécificité (voire
d’identité) des territoires en uniformisant les normes de production et de consommation
ainsi que les modes de vie. Elle les soumet à des standards de productivité, à des critères

de performance et à des contraintes de compétitivité qui remettent en question des
référents collectifs (sociaux, solidaires, environnementaux, culturels, etc.) que les territoires
ont parfois mis des générations à construire, à institutionnaliser, à consolider et
à faire progresser (cohésion sociale, qualité de vie et qualité de l’environnement, convivialité,
solidarité, coopération, proximité, esprit d’entreprendre, mobilité, créativité,
intégration des minorités, démocratie participative, préservation du patrimoine, etc.).

Enfin, la vision de la résilience territoriale qu’en ont les différents auteurs de
cet ouvrage collectif est résolument positive. La mondialisation y est vue, bien entendu, comme un choc, une menace ou un phénomène perturbateur impactant les territoires,mais elle y est également décrite comme un levier permettant aux différents territoires
résilients étudiés de se reconstruire et de rebondir.
De ce point de vue, les contributions rassemblées ici vont à l’encontre des thèses
déclinistes, voire rétrogrades, des pourfendeurs d’une mondialisation qui serait (nécessairement)
malheureuse (Artus et Virard, 2008 ; N. Klein, 2010) ou, encore, des tenants
d’une démondialisation supposée salvatrice (Bello, 2011 ; Lordon, 2011 ; Montebourg,
2011 ; Sapir, 2011). Les différents auteurs de cet ouvrage défendent, au contraire, l’idée
d’une « autre mondialisation » – pour reprendre le titre de l’ouvrage collectif dirigé par
J.-L. Klein (2012) – endogène et se construisant « par le bas ». Cette mondialisation est
en effet à la fois non (totalement) subie mais aussi portée par les territoires et les acteurs
locaux, et non plus seulement ou essentiellement par les États, les grands groupes
mondiaux, les marchés (notamment financiers) et les institutions ou organisations
internationales.

Mondialisation et résilience territoriale, Presses Universitaires du Québec http://www.puq.ca/media/produits/documents/5580_3287D-Hamdouch-FP.pdf

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s