Société civile : A la recherche d’une force juste

La plupart des gens, et plus encore les peuples, confondent la force et la violence. D’où vient que les français, dégoûtés du XXe siècle (suicide collectif de 14-18, rafles des juifs de 42 et guerre d’Algérie), ont renoncé à la force. La faiblesse et la lâcheté ne nous protègent pourtant pas de nous conduire comme des salauds en laissant faire comme on le voit aujourd’hui, un coup l’un, un coup l’autre. Je crois à l’effort constant de l’intelligence et de la force, pour chercher à être une force juste. Cela passe par l’autocritique de la France (comme on l’a vu au XXe siècle), mais aussi par la fierté de nos moments héroïques, ce qui nous manque depuis longtemps.

La question reste de ne pas se laisser glisser de l’estime de soi et des siens nécessaire ou légitime, à la justification de nos crimes et au mépris des autres. Souvenez-vous des milices chrétiennes au Liban et vous verrez que l’horreur n’est pas une marque déposée des juifs ou des arabes. La question ne peut pas être d’accuser les israéliens, encore moins les juifs. Mais de refuser la raison du plus fort. Même si dans ce cas, le plus fort et donc le plus injuste se trouve être Israël. Sans oublier que demain, cela s’est vu hier, cela pourrait être des écoliers juifs bombardés.

On voit que là où les pouvoirs sont violents, où comme chez-nous aux abonnés absents, les sociétés civiles tentent de prendre le pas. Les guerres étant masculines, on peut penser que les femmes auraient une légitimé à la paix. Sans même parler de manifs de femmes contre les identitarismes (il en faudrait pourtant), je suis persuadé que les mères de tous nos petits extrémistes devraient monter au créneau et les priver de tarte au pommes et leurs femmes de même, en punition, arrêter de se les introduire par ci, par là. Le monde rentrerait vite dans l’ordre si les femmes le considéraient avec le même soin que leur intérieur et ne laissaient pas des voyous de mettre à table avec des mains pleines de sang, marcher sur leur parquet avec leurs bottes de dictateurs, toucher leur peau douce en sentant le cadavre…

Le monde souffre autant de l’esprit de soumission que de celui de domination.

David Langlois-Mallet

C Mes Parisiennes 2014

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