Tonnerre : Éclaire notre crise du sens

Mercredi, Stéph m’avait invité à une projo-débat de psy à propos de Tonnerre, en présence du réalisateur. J’avais eu l’occasion d’écrire pour Rue89 sur ce film*.Je ne peux que vous le confirmer : un grand film sur la vraie crise de notre époque, celle des liens.

S’il y a un film qui prete vraiment à réflexion ces temps-ci, c’est bien Tonnerre (de Guillaume Brac), à mon avis, parce qu’il tisse un lien entre trois questionnement d’époque.

L’un politique, le territoire et les gens, puisqu’il filme une France de la diagonale du vide en pleine perte des repères,où les individus sont laissés à la dérive dans des décors historiques chargés de mémoire, mais vide de sens désormais, et un quotidien américanisé de centres commerciaux interchangeables, de pizzerias sans ame et de stades de foot. Cette France en panne de politique qui se tourne vers l’identitarisme FN… d’abord par besoin d’appartenance… culturel.

L’autre Culturel bien sur, car cette oeuvre néo-stendhalienne sur notre crise des liens et du sens, peut-etre vue comme un constat de notre échec collectif (vrai plaidoyer en creux pour une politique de Renaissance culturelle que j’appelle de mes vœux), qui propose à la fois un autre discours politique et d’autres relation entre les gouvernants et peuple.

La place des femmes, puisque le film traite d’abord et surtout de la crise du masculin qui accompagne la chute des symboles, perte et faiblesse des anciens repères. Mais aussi, si le désir et la parole de l’homme n’est plus la loi entre les sexe, manque de la parole des femmes.

Bref, d’une anomie collective que ne compense aucune parole politique et culturelle forte (je ne dis pas tonitruante).

Mon idée, vous la connaissez, que si les repères masculins ne fonctionnent plus pour faire lien (personnel, culturel, politique…) entre les individus et qu’une nouvelle ère du dialogue, peine à émerger. Et que cette crise d’abord culturelle se reflète dans la fracture politique qui reste dans un format « déconnecté », un modèle de relation du XXe siècle… Typiquement celui de Valls, qui ne parle plus, ni au mutants, ni aux précaires et peinera vite, face aux actes, à rassurer le mainstream.

La politique n’est jamais loin de la culture (;-)

David Langlois-Mallet
Mes Parisiennes 2014

* lire ici :
https://mesparisiennes.wordpress.com/2014/02/06/cinema-tonnerre-eclair-de-poesie-sur-nos-deroutes-males/

David Langlois-Mallet

http://www.unpeuplecreatif.fr

https://mesparisiennes.wordpress.com/

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