De la déesse à la femme machine

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Vous me sortirez difficilement de la tête que le besoin de domination, les guerres et la dépradation économique du monde (bref, nos soucis) ont leur même source dans la difficulté du genre mâle à se lier aux femmes.

Vous avez peut-être vu le très beau texte d’Ama , mi témoignage, mi protestation, contre la pression du genre mâle. Aucun de nous n’a cette expérience du monde et l’une des clefs est sûrement que les femmes prennent la parole davantage au sujet de leurs vies.

Je crois que c’est Françoise Héritier qui disait l’autre jour que nos ancêtres mâles du néolithique se sont posé de la question de savoir pourquoi les femmes font des filles et que les hommes ne font pas de garçons. Et qu’ils l’avaient résolu à leur manière en découvrant les conséquences de l’acte sexuel : C’était eux, les hommes, qui mettaient les bébés dans les femmes.

Je ne crois pas trahir l’anthropologue si je dis que la culture masculine pense les femmes en « machines » et ne parvient pas de fait à entrer en relation aussi totalement et facilement que le font les femmes qui (au milieux de leurs multiples défauts), ont une culture de l’autre. Une culture de l’empathie. Qui n’est probablement pas sans lien, avec des millénaires de soins aux autres, aux enfants en particulier.

Je ne suis pas en train de dire que votre petit copain met un jeton dans le juke-box pour avoir du plaisir, ou descend dans votre moteur émotionnel avec ses clefs de 12 quand ça coince… Quoique.

Mais qu’au minimum, il y a dans la prise de distance de la culture masculine avec ses émotions, un facteur de fracture avec le réel des relations. La question du plaisir féminin prenant sa place là. L’inversion de la quête sexuelle « les femmes servent à nous faire jouir (en réalité à détendre l’excès d’angoisse, plus qu’à jouir vraiment) » devenant donnons le plus de plaisir à nos compagnes est un préalable à un début de rencontre, c’est à dire de prise d’intérêt pour les autres (et pas seulement de « sens du collectif » ou « de l’intérêt général », cher à notre culture sportive ou politique.

Etant entendu, si vous me suivez ma pensée, que cette culture du lien est ce qui manque le plus à notre société en crise… du lien.

David Langlois-Mallet

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