Haïku. L’Amour au rayon

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L’Amour au rayon farces et attrapes

  • « J’ai croisé l’Amour au rayon « farces et attrapes ». Je t’en ai ramené un gros, gros paquet. Je t’ai allumé. Tu m’as mis l’feu. Ô Toi ! On à beaucoup, beaucoup rit ensemble. On s’est bien amusé… Puis ça nous a pété à la gueule. »
  • L’Amour au rayon cathé

  • – « Toi, tu avais croisé l’amour au cathé. Tu es entrée nue dans le baptistère à bulles, un calice de champagne à la main et un sourire aux lèvres. Nus, nous avons communié. Nus, nous avons joui. D’autres se sont dévêtus. Nus nous avons été crucifiés. »

    L’Amour au rayon jeu

    – « J’avais trouvé l’amour au rayon jeu. Pour toi, il était au rayon tue. J’ai avancé mon roi. Pris ta tour solitaire. J’ai été bien vite ton âme damé. Toi, ma Dame, moi ton pion. Puis j’ai fait le cheval fou… J’ai gagné ! Je t’ai perdu. »

    L’Amour au rayon psy

    – « Tu avais trouvé l’amour au rayon psy, moi, sur-moi enfin, sur toi surtout. Tu m’as pris la tête et as enjambé le balcon. J’ai pris tes fesses à mon cou, tes désirs pour idéalité et tes déserts pour mes réalités. J’ai trop fait sauter tes balconnets, ton divan a rompu. Tu as quitté ton psy. J’ai dû en prendre un. Mon divan reste dans ta cave et ta clef dans ma poche. »

    L’Amour au rayon soufflerie

    –  « Tu avais trouvé l’amour au rayon poussière. Moi, au rayon soufflerie.

    J’ai fait voler tes principes et ta culotte dans la nuit de mai; avec les milles fragrances de ton cœur tendre, intègre bonne sœur épanouie sous mes lèvres, tu t’es envolé plus haut que tous tes duvets, que tes angelots en poils de martre.

    Tu t’es cachée Bergère parmi les moutons de dessous ton lit, je suis revenu loup te faire hululer avec mes anges de dessous la lune.

    Ta robe à flotté au bleu ciel de mes désirs, et tu t’y es accrochée des deux mains inondant la République de reproches que je laissais vriller, confiant dans les pouvoirs de mes zéphyrs, sur et sous, ta chair humide.

    Je t’ai traîné dans Rome, Colombe de plomb ! Boudeuse, ne dit pas non, dans mes bras tu fus Trévise sous la Sixtine, émue.

    Crème et poussière légère Chantilly, tu voulais le fouet. Je l’ai cassé, tu as rompu.

    Tu as séché tes plâtres et tes faux-marbres, séché mon âme, séché mes nuits, remis le tic-tac aux pendules et le pouvoir aux aiguilles.
    Tu avais raison, nous ne sommes que poussières.
    Je n’avais pas tort, vivre n’est qu’un souffle. »

David Langlois-Mallet

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