Joute verbale. Soeurs humaines qui avec nous vivez… N’ayez les coeurs contre nous endurcis…

Soeurs humaines qui avec nous vivez… N’ayez les coeurs contre nous endurcis…
Songez que, si nous vous dévorons des yeux depuis des millénaires, nous ne commençons à vous voir que depuis très peu de temps.

Nos ancêtres vous enlevaient par force, nos pères rusaient pour vous capturer, voilà bien longtemps que nous n’apprenons plus à vous séduire, très peu que nous attachons de la valeur à vos opinions et nous commençons tout juste à découvrir que vous désirez, vibrez et jouissez, comme nous et même mieux que nous.Image

Prenez la parole, dites vos pensées à voix haute comme ma très chère Amaranta. Fille de l’air et des mots. Ouvrez les débats et réouvrez les cours d’amour. Peut-être en découvrant votre soif de vivre, plutôt qu’en croyant répondre à notre soif, vous trouverez les moyens de nous réenchanter et nous ceux de chercher à vous plaire à nouveau ?

Faites aussi la part des choses de vos contradictions, acceptez aussi cette différence d’action qui débloque bien des situations. Ne détruisez pas l’énergie qui vous allume, éduquez-là, avec fermeté, humour au besoin. Ne soyez pas trop déçu des pères rassurants que vous espériez, les hommes sont des mômes, et des pires, ceux qui jouent aux grands prêtres. Vous aviez marché ? C’est que le rôle de communiante, la langue tendue, vous plaisait un peu, non ?

Donnez vos fesses à fouetter si bon vous semble, mais faisons en sorte que cela reste un jeu. Soyez putains si bon vous semble mais ne vous manquez jamais de respect. Ne vous installez pas dans le rôle de victime, ne devenez pas bourreau, vous n’y gagneriez qu’à hâter la solitude. Gardez à l’esprit que votre pouvoir sur nous est très grand, mais qu’il décline avec votre beauté et ne dure que pour celles qui ont eu la sagesse de le transformer à temps en amour.

David Langlois-Mallet

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Une réflexion sur “ Joute verbale. Soeurs humaines qui avec nous vivez… N’ayez les coeurs contre nous endurcis… ”

  1. Lorsque tu vins, à pas réfléchis, dans la brume,
    Le ciel mêlait aux ors le cristal et l’airain.
    Ton corps se devinait, ondoiement incertain,
    Plus souple que la vague et plus frais que l’écume.
    Le soir d’été semblait un rêve oriental
    De rose et de santal.

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